Évitez d’insulter le préfet sur Facebook

Facebook n’est pas une zone de non-droit et c’est précisément ce que prouve cette nouvelle affaire. Un homme a en effet été condamné après avoir insulté le préfet du Finistère sur le célèbre réseau social.

L’affaire remonte à l’été dernier. L’homme, le propriétaire d’une boîte de nuit situé à Rédéné non loin de Quimperlé venait de faire l’objet d’une fermeture administrative ordonnée par le préfet du Finistère, une fermeture dont la durée avait été fixée à trois mois.

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Cette décision n’est malheureusement pas tombée au meilleur moment pour l’entrepreneur puisque ce dernier venait de contracter un crédit de quarante-sept mille euros afin de pouvoir payer le loyer de son établissement et les salaires de ses employés.

Il a insulté le préfet sur Facebook

Comme bon nombre de commerçants, l’homme avait créé une page pour sa discothèque sur Facebook afin de faire connaître son établissement au plus grand nombre et communiquer plus facilement sur les différentes activités et services liés à son fonds de commerce.

Lorsque la décision du préfet est tombée, le trentenaire a évidemment vu rouge et il a publié un message sur cette fameuse page. Message dans lequel il insultait copieusement le préfet.  Pour lui, cette décision revenait en effet à lui faire fermer boutique.

Pascal Lelarge, le préfet, a fini par entendre parler de ce message et il a déposé une plainte dans la foulée. L’auteur du message a été convoqué par les gendarmes par la suite et il a présenté ses excuses tout en expliquant avoir publié ce message sous le coup de la colère.

500 € d’amende et 300 € de dommages et intérêts

Toutefois, le préfet a maintenu sa plainte et le propriétaire de la discothèque a été sommé de s’expliquer devant le tribunal correctionnel de Quimper. Durant l’audition, l’homme est revenu sur le déroulement des faits et il a présenté une nouvelle fois ses excuses.

Hélène Geiger, la procureure, lui a alors rappelé que la décision du préfet pouvait être contestée officiellement devant le tribunal administratif.

Le tribunal l’a reconnu pour sa part coupable d’injure publique envers une personne dépositaire de l’autorité publique et le trentenaire a été condamné à une amende de 500 €. En prime, il devra aussi verser trois cents euros au préfet à titre de dommages et intérêts.

La morale de l’histoire ? La loi s’applique partout de la même manière et cela vaut évidemment pour les réseaux sociaux.

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