Extreme-Down se lance aussi dans le minage de la cryptomonnaie

Après The Pirate Bay ou encore UpToBox, Extreme-Down aurait-il à son tour succombé au minage de cryptomonnaie ? Il se pourrait bien que oui si on en croit une enquête discrètement menée par le site Nextwarez. Alerté par un de ses lecteurs, ce dernier a décidé de vérifier si la célèbre plateforme de streaming et téléchargement exploitait vraiment le CPU de ses utilisateurs pour produire plus facilement des revenus.

Les « enquêteurs » de Nextwarez ont ainsi découvert que le protecteur de lien d’Extreme-Down génèrerait bien de la cryptomonnaie sur le dos de ses utilisateurs. Pire encore, cette pratique frauduleuse s’effectuerait depuis un autre nom de domaine que celui du site.

À l’heure où The Pirate Bay est sur la sellette, on se demande bien ce qui pousse Extreme-Down à prendre le risque d’avoir les autorités à dos et de perdre la confiance de ses fidèles.

Extreme-Down est-il passé du côté obscur ?

Selon Nextwarez, un de ses lecteurs aurait remarqué une augmentation anormale de l’activité de son processeur alors qu’il passait sur le protecteur de liens d’Extreme-Down. Impossible de ne pas être méfiant quand on sait qu’on ne reste généralement que quelques secondes sur cette page, juste le temps de « prouver » qu’on est bien humain en remplissant le « captcha ».

La situation est d’autant plus louche, car Extreme-Down n’a donné aucune suite aux tentatives de contact de la part de Nextwarez. Pour l’équipe en charge de l’enquête, ce script de minage sur le protecteur de liens ne serait au fait qu’un test en vue de déployer le système sur tout le site.

Le présumé coupable a tout intérêt à s’exprimer s’il veut apaiser les doutes.

Minage cryptomonnaie, un fléau

Pour ceux qui ne le savent pas, le minage de cryptomonnaie par les sites consiste à générer de l’argent virtuel (bitcoin ou autre) sur internet « sur le dos » des internautes, c’est-à-dire à leur insu. Pour miner de la monnaie, les sites en question utilisent les ressources GPU des ordinateurs de leurs visiteurs, sans que ces derniers ne le sachent.

Pour ce faire, certaines plateformes n’hésitent pas à recourir à des logiciels que l’on pourrait qualifier de « malveillants ».

Selon une étude menée par Adguard, cette forme de manipulation touche plus de 500 millions d’internautes à travers le monde. L’étude révèle également que le nombre de sites à s’adonner à cette pratique dépasserait les 200. Certains parviennent à générer un profit de 43 000 $.

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