Face aux déboires de Huawei, Nokia prend la tête du marché des infrastructure 5G

Le marché de la 5G était l’un des objectifs de Huawei. Le numéro deux mondial sur le terrain des smartphones comptait sur l’installation d’antennes pour s’imposer sur un secteur à ses balbutiements, avant d’être rattrapé par le gouvernement Trump. Et pour cause : les USA soupçonnaient Huawei de vouloir utiliser les infrastructures 5G pour espionner les citoyens, s’attirant les foudres du pays.

Un pays qui aura interdit à la firme chinoise d’utiliser Android, rendant orphelins d’un système d’exploitation ses smartphones. Aujourd’hui, c’est un second coup dur pour Huawei qui se voit rattrapé par un concurrent suite à ces déboires.

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Et pour cause : Huawei ne pouvant plus s’engager sur l’installation d’antennes 5G dans plusieurs pays, c’est désormais Nokia qui est en tête.

C’est en tout cas ce que confirme Nokia dans un article diffusé par TechRadar.

Nokia en bonne position sur le marché de la 5G

Même si Huawei enchaîne les déboires, notamment au niveau des antennes 5G, le constructeur chinois n’a pas tout perdu. Ce dernier affiche 40 commandes pour des infrastructures contre 42 désormais pour Nokia. Ce dernier, plutôt discret, aura rattrapé rapidement son concurrent face à son boycott par plusieurs pays – les USA en tête. Arrive en troisième position Ericsson avec 19 antennes 5G.

Alors que l’on pouvait s’attendre à des dommages contrôlés, il semblerait finalement que Huawei prenne de plein fouet la sanction des USA sur fond de guerre technologique avec la Chine. Une décision motivée par des soupçons d’espionnage et l’objectif de rester leader sur le marché.

Les clients semblent donc se tourner massivement vers Nokia face à la mauvaise publicité de Huawei depuis plusieurs jours.

Mais Nokia n’est pas dupe et reconnaît aisément que le boycott de Huawei a profité à ses affaires, lui faisant signer 12 nouveaux contrats autour des infrastructures 5G en très peu de temps. Nul doute que le gouvernement américain préfère voir un constructeur finlandais à l’origine de ces antennes plutôt qu’un chinois, considéré comme l’ennemi commercial numéro un.

En attendant, Huawei a développé son propre OS appelé ArkOS. Un moyen de faire face à l’interdiction d’utiliser Android qui touche ses smartphones, tous équipés du fameux système d’exploitation.

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