Facebook a encore censuré une oeuvre d’art

Le géant des réseaux sociaux a censuré un illustre tableau Delacroix qui symbolise la liberté. Il s’agit de la célèbre peinture « La Liberté guidant le peuple ». Comme excuse, Facebook a évoqué la nudité puisque sur la photo, on peut apercevoir une jeune fille du peuple, seins en l’air et brandissant un drapeau français.

Pendant plusieurs heures, la publication a été bloquée. Heureusement, Facebook a reconnu son erreur.

Avant d’arriver au point où Facebook s’excuse, Jocelyn Fiorina a dû se lancer dans un véritable bras de fer avec les modérateurs de la plateforme.

Ce dernier est le metteur en scène qui a utilisé le tableau pour promouvoir une pièce de théâtre titré « Coups de feu rue Saint-Roch ». En à peine un quart d’heure de diffusion sur la plateforme, la publicité a été bloquée. Pour riposter, le metteur en scène a republié le même tableau, mais cette fois avec un bandeau « censuré par Facebook » sur la poitrine de la femme.

Des excuses publiques

La firme de Marc Zuckerberg a présenté ses excuses dans un communiqué le 19 mars 2018. Les responsables ont affirmé que l’œuvre d’art ne dérogeait pas aux règles publicitaires fixées au préalable par Facebook et que le blocage était par conséquent une erreur.

Ils n’ont pas oublié de mentionner que cette opération fait partie de leur routine dont le but est de conserver l’intégrité de leur service et de n’offrir que des contenus de qualité aux utilisateurs.

Chaque jour, les modérateurs du réseau social doivent gérer un nombre important de campagnes publicitaires. Il leur arrive donc de temps en temps de se tromper.

Des méthodes douteuses lors de la modération

Il faut reconnaitre néanmoins que les moyens et les manières utilisés par Facebook sont souvent pointés du doigt. Plusieurs plaintes ont déjà été recensées dans le passé. Certaines sont même arrivées entre les mains de la justice. C’est justement le cas de l’utilisateur français qui n’a pas accepté la suppression de sa publication du tableau « L’Origine du monde ».

Le tribunal a tranché pour cette affaire. Facebook a été reconnu coupable et fautif puisqu’il a exercé « son droit de résiliation sans préavis raisonnable ». La plateforme n’a pas non plus donné des précisions concernant les raisons de la désactivation du compte dudit utilisateur. Facebook sort donc souvent vaincu lors des procès.

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