Facebook a suspendu le compte d’une tatoueuse qui venait en aide à des patientes après leur mastectomie

Facebook a encore commis une belle boulette en suspendant le compte d’une tatoueuse qui venait en aide à des patientes après leur mastectomie. Elle a en effet perdu accès à sa page après avoir publié des photos de mamelons tatoués par ses soins. Fort heureusement, la firme n’a pas tardé à se rendre compte de son erreur.

La mastectomie est un acte chirurgical lourd visant à retirer le sein d’une patiente atteinte d’un cancer afin d’éviter que celui-ci ne se propage à travers tout son organisme.

Facebook Censure

Facebook a toujours eu la main lourde question censure.

La toute première intervention de ce type a été menée dans les années 20, mais la procédure s’est largement démocratisée dans les années 60.

La mastectomie, une intervention lourde et difficile à gérer sur le plan émotionnel

Il existe bien évidemment plusieurs types de mastectomie, variant en fonction de la condition de la patiente. Dans certains cas, les chirurgiens retirent une partie du sein, mais il arrive aussi que l’intervention englobe le sein, les ganglions lymphatiques et les muscles pectoraux.

Ces interventions ont beau être nécessaires, elles sont très invasives et les patientes subissant ces interventions ont souvent le plus grand mal à se reconstruire.

Fort heureusement, la science a fait de gros progrès depuis les premières mastectomies et les médecins sont désormais capables de reconstituer le sein après son ablation. Le problème, c’est que ces opérations sont assez coûteuses et elles ne sont donc pas à la portée de toutes les femmes.

Sharron Price n’est pas médecin, mais tatoueuse. Elle tient un salon à Warrington et elle s’est spécialisée dans le maquillage permanent.

Cette mère de six enfants propose depuis peu un nouveau service exclusivement pensé pour les femmes qui ont subi une mastectomie. Relativement complet, il vise à reconstituer leur mamelon et leur auréole à l’aide d’une technique particulière.

Sharron utilise ses talents de tatoueuses pour venir en aide aux femmes ayant subi une mastectomie

Habituellement, ces interventions coûtent plusieurs centaines d’euros, mais Sharron a choisi d’offrir gracieusement ses services aux femmes qui en ont besoin, sans aucune contrepartie.

Afin de promouvoir son salon et les différents services associés, notre amie a créé une page sur Facebook, une page sur laquelle elle partage fréquemment des photos de ses plus belles créations. La suite de l’histoire, vous la connaissez forcément. La tatoueuse a partagé des photos de mamelons reconstitués par ses soins et les modérateurs de la plateforme ont jugé qu’il s’agissait d’un contenu sexuellement explicite.

Conformément aux conditions d’utilisation du service, ils ont donc fermé la page de Sharron et toutes les publications associées.

Manque de chance pour elle, Facebook occupe une place stratégique dans sa communication et la fermeture de sa page a donc eu un impact sur ses affaires. Bien décidée à obtenir gain de cause, Sharron a donc bataillé ferme et elle a contacté à plusieurs reprises la firme. Fort heureusement, cette dernière a fini par accéder à sa demande et par réactiver sa page.

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