Facebook a toujours un problème avec la pédopornographie

Facebook se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une polémique. Le géant des réseaux sociaux est effectivement accusé de ne pas avoir supprimé assez vite du contenu pédopornographique partagé sur la plate-forme, et ce alors même qu’il avait été signalé par plusieurs journalistes du Times. Pire, une partie de ce contenu aurait même été promu par les algorithmes du service.

Ce n’est pas la première fois que la firme américaine se retrouve dans une telle situation.

Pédopornographie Facebook

Elle a effectivement fait face à des accusations similaires en mars dernier, cette fois en provenance de la BBC.

Facebook : une modération très perfectible

La chaîne avait en effet mené une enquête de longue haleine et elle avait alors découvert la présence de plusieurs images pédopornographiques partagées dans des groupes fermés. Nos confrères les avaient immédiatement signalées aux modérateurs de la plate-forme en passant par la voie habituelle et en cliquant ainsi sur le bouton dédié à la chose.

Seuls 18 % de ces contenus avaient été supprimés par les modérateurs.

La BBC avait donc été plus loin et elle avait passé au peigne fin les membres fréquentant ces fameux groupes. Elle avait alors réalisé que cinq personnes avaient fait l’objet d’une condamnation pour pédophilie. Les journalistes de la chaîne avaient une fois de plus signalé ces profils, en pure perte. Aucun n’a été supprimé par la suite.

L’histoire ne s’était cependant pas arrêtée là. La chaîne a en effet envoyé par la suite les images qui n’avaient pas été supprimées à l’entreprise américaine, par courrier. Facebook a immédiatement signalé les journalistes à la police en déclarant qu’il était tout à fait inconvenant et inadmissible que de tels contenus soient distribués.

L’affaire a bien évidemment été rendue publique et Facebook a alors présenté ses excuses à la BBC, tout en reconnaissant que son système de signalement était – malheureusement – imparfait. La firme avait d’ailleurs promis à l’époque de prendre rapidement des mesures pour améliorer les choses et éviter que de telles situations ne se reproduisent.

Des contenus pédopornographiques en accès libre

Le Times a donc eu envie de creuser la question à son tour et il a ainsi monté une équipe afin d’éplucher en détail les contenus partagés sur la célèbre plate-forme. La pêche a été fructueuse une fois de plus. Nos confrères ont en effet trouvé plusieurs images pédopornographiques en accès libre et ils sont même tombés sur une vidéo mettant en scène une agression sexuelle explicite sur une enfant.

En parallèle, ils ont aussi découvert que des groupuscules utilisaient le service pour diffuser des affiches de propagande glorifiant les attentats terroristes menés à Londres et en Égypte.

Les journalistes ont bien évidemment signalé tous ces contenus. En pure perte, de nouveau. Ils ont reçu un message les avertissant que les publications signalées ne violaient pas les normes communautaires.

Le problème, bien sûr, c’est que les normes en question stipulent clairement que le contenu menaçant et qui encourage la violence ou l’exploitation sexuelle est formellement interdit sur le service, de même pour les publications faisant l’apologie du viol ou encore les contenus pédophiles.

Pour le moment, Facebook n’a pas encore publié de communiqué.

MAJ : Facebook m’a contacté afin de me faire parvenir le communiqué suivant : “Nous remercions le Times d’avoir porté ce contenu à notre attention. Nous avons supprimé toutes ces images, qui enfreignent nos politiques d’utilisation et qui n’ont aucune place sur Facebook. Nous en sommes désolés. Il est clair que nous pouvons faire mieux, et nous continuerons à travailler dur pour répondre aux attentes des utilisateurs.”

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