Facebook accusé de négliger la pédomaltraitance

Une nouvelle accusation vient de frapper Facebook en pleine figure. Cette fois, c’est sous couvert d’anonymat qu’un autre ancien employé de la plateforme lance l’alerte au cours d’un témoignage sous serment face aux autorités américaines. L’ex-employé en question a déclaré que les efforts que fournit la firme pour réprimer les contenus de pédomaltraitance restent « inadaptés » et « sous financés ».

Facebook pointé du doigt

Depuis plusieurs années, en l’occurrence depuis le scandale de Cambridge Analytica, Facebook essuie les accusations à la chaine.  La liste se rallonge avec cette révélation qui trahit une fois de plus l’orientation plus mercantile que sociale du réseau. Les détails des allégations ont été consignés dans un document transmis aux autorités américaines.

L’entreprise n’a pas perdu de temps pour exposer à la BBC les technologies et les autres moyens qu’elle emploie pour détecter les types de contenus indésirables. Toutefois, cela semble insuffisant.

Des moyens colossaux déjà investis

Dans sa réponse, Facebook a évoqué avoir investi plus de 13 milliards de dollars dans la sûreté et la sécurité, de 2016 à ce jour. De même, pas moins de 40 000 personnes seraient assignées aux tâches de modération y afférentes. Les technologies utilisées, dénommées PhotoDNA et VideoDNA, en plus d’autres ressources consacrées au problème, ont permis à l’entreprise de supprimer 25,7 millions de contenus pédopornographiques au deuxième trimestre de l’année 2021.

Vu d’un œil extérieur, il est difficile de reprocher quelque chose à l’entreprise dont le réseau social compte des milliards d’utilisateurs. Pourtant, les accusations signalent que Facebook se prive exprès de faire beaucoup mieux que ce que ses capacités lui permettent.

Facebook ignore l’étendue du problème

D’après le document de 5 pages qui retranscrit les accusations du lanceur d’alerte anonyme, certains « Goupes » Facebook constituent des moyens « facilitateurs » de ces abus. Les individus qui s’y adonnent communiquent entre eux via Facebook Messenger et WhatsApp de manière codée en profitant du cryptage de bout en bout.

Pendant ce temps, la moindre action que doivent engager les hauts responsables de l’entreprise est soumise à la question « quel est le retour sur investissement ? ». Il est en outre mentionné que la firme ne se rend pas compte de l’ampleur de l’exploitation sexuelle infantile sur le réseau et ne fait donc pas suffisamment pour « traquer » ce type de contenus.

Le groupe pourrait donc faire bien mieux s’il concentrait ses efforts à cet effet en agissant de manière moins capitaliste, du moins selon cette source proche du dossier.