Facebook annonce de nouvelles mesures pour lutter contre la désinformation et le complotisme liés au COVID-19

Depuis plus d’un an, le monde vit une crise sanitaire inédite liée au COVID-19. Une maladie respiratoire poussant les gouvernements à prendre des mesures drastiques, du confinement en passant par le couvre-feu et la fermeture des lieux jugés non-essentiels. Si le monde vaccine progressivement sa population pour atteindre une immunité collective, les complotistes sont plus nombreux et bruyants que jamais, relayant de fausses informations. Vaccination pensée pour ficher les êtres humains, mise au point du virus par Bill Gates et même trucage des élections présidentielles américaines, les démocrates accusés d’avoir triché avec le vote par correspondance.

De fausses informations qui prennent racine sur les réseaux sociaux, dont Facebook.

Les lunettes connectées de Facebook sortiront cette année – Crédits Pixabay

Face à cette tendance, le réseau social annonce de nouvelles mesures pour lutter contre la désinformation et le complotisme lié au COVID-19, rapporte The Guardian.

La désinformation et le complotisme ne sont plus les bienvenus sur Facebook

Facebook, souvent accusé d’ingérence, annonce aujourd’hui lutter contre l’un des fléaux liés à la pandémie de COVID-19 : les théories du complot et fausses informations. Le réseau social explique que les publicités en rapport avec ces deux points sont déjà interdites. On trouve aussi bien celles expliquant que le virus est d’invention humaine ou que le vaccin peut tuer. Car en pleine période de vaccination, Facebook veut faire le nécessaire contre ces idées qui influencent négativement certains.

Instagram, qui appartient à Facebook, va quant à lui shadow ban les utilisateurs qui poussent les autres à ne pas se faire vacciner. Entendre par là que ces comptes seront bien plus difficiles à trouver. Une mesure déjà appliquée chez d’autres, notamment Twitter qui masque les utilisateurs liés au complotisme.

Cette nouvelle politique de Facebook étonne très peu. Le réseau social semble ignorer depuis longtemps les utilisateurs et contenus qui posent problème, réagissant rarement aux signalements. Il aura fallu l’attaque du Capitole pour que Donald Trump soit enfin suspendu, après des années à publier du contenu haineux.

Le réseau social cherche à se refaire une image auprès de l’opinion, alors que cette dernière est plutôt négative. Et en pleine période de vaccination, Facebook a intérêt à faire beaucoup plus d’efforts qu’habituellement.