Facebook aurait tenté d’acquérir Snow, le clone asiatique de Snapchat

Facebook lorgne du côté de Snapchat depuis plusieurs années maintenant. Il lui a d’ailleurs volé de nombreuses fonctionnalités, comme les publications éphémères ou même les filtres vidéo. Selon TechCrunch, il aurait tenté d’aller encore plus loin en rachetant Snow, le clone asiatique de l’application. L’éditeur aurait cependant refusé ses avances. Mark Zuckerberg doit l’avoir mauvaise.

Snow est peu connu en Europe, mais il dispose d’une solide réputation en Asie et plus précisément en Chine, au Japon et en Corée du Sud. Lancée il y a moins d’un an, l’application a été téléchargée plus de 80 millions de fois et elle séduit chaque mois 10 millions d’utilisateurs supplémentaires.

Snow Facebook

Facebook aurait tenté de mettre la main sur Snow, une application similaire à Snapchat.

Ces chiffres ont de quoi faire tourner la tête et ce n’est pas fini, car Naver, son éditeur, aurait atteint récemment les 180 millions de dollars de valorisation.

Snow séduirait 10 millions de nouveaux utilisateurs chaque mois

Cette croissance folle a suscité la convoitise de nombreuses entreprises au fil de ces derniers mois. Facebook n’aurait en effet pas été le premier à faire une offre. Toujours d’après les informations de TechCrunch, Tencent et Alibaba en auraient fait tout autant, mais ils se seraient aussi fait éconduire.

Il est tout de même important de préciser que Naver n’en est pas à son coup d’essai puisque l’éditeur est aussi à l’origine de Line, une application de messagerie très en vogue en Asie.

Une fois encore, l’outil n’est pas très connu chez nous, mais il est très bien établi en Chine et au Japon. Il compte en effet près de 218 millions d’utilisateurs actifs mensuels et il a en plus la confiance des investisseurs. L’été dernier, l’application a en effet réalisé une des plus grosses introductions en Bourse de l’année sur le secteur, à New York et à Tokyo.

Naver est aussi à l’origine de Line

Naver a bien compris qu’une application seule ne suffisait pas à assurer la pérennisation d’une entreprise et c’est précisément ce qui a poussé Lee Hae Jin, son PDG, à investir 45 millions de dollars dans le développement de Snow. Il a visiblement été bien inspiré.

Afin de favoriser la croissance de sa nouvelle application et lui permettre de trouver sa place auprès des plus jeunes utilisateurs, il a ainsi conclu de nombreux partenariats avec des entreprises, mais également avec des célébrités locales, en mettant au point des filtres sponsorisés dont le fonctionnement rappelle beaucoup celui de Snapchat.

Dans ce contexte, on comprend évidemment ce qui a pu pousser Lee Hae Jin à refuser la proposition du géant américain. Lorsqu’on investit autant dans une société, ce n’est pas pour la revendre ensuite au premier-venu.