Sur Facebook, un chatbot pour aider à faire face au revenge porn et au cyberharcèlement

Face à la recrudescence des harcèlements sexuels en ligne, Facebook passe à la vitesse supérieure. Le réseau social dote ainsi Messenger d’un chatbot pour aider les victimes de revenge porn et de cyberharcèlement.

La plateforme Net Ecoute a été mise en place pour la protection des mineurs sur Internet et l’aide à la parentalité numérique. Cette assistance téléphonique gratuite a enregistré une nette hausse des appels relatifs au cyberharcèlement ces derniers mois. Une augmentation qui semble avoir été influencée par le confinement. Responsable de la plateforme, l’association e-Enfance s’est associée avec Facebook pour lancer un chatbot sur Messenger. Celui-ci est destiné aux victimes de harcèlements et violences en ligne, quels que soient leurs âges. Sa mise en place fait suite au Safer Internet Day.

Crédits – Pixabay

Les cyberviolences sont un fléau qui concerne principalement les adolescents et les mineurs. Le revenge porn, le harcèlement en ligne et le chantage à la webcam en sont des manifestations.

Pour une prise en charge simplifiée et rapide

L’idée avec ce robot de conversation consiste à offrir aux victimes une prise en charge rapide et simplifiée. L’outil est d’une certaine manière un guide pour signaler une agression en ligne. Il est en mesure de donner des directives, comme conserver des preuves pour les démarches.

Le chatbot n’est pas qu’un outil de signalement. Les parents comme les enfants peuvent le solliciter pour obtenir des renseignements. Il est aussi en mesure de conseiller sur les bons usages à adopter dans le monde numérique.

Vers une extension sur les autres services de messagerie de Facebook

Ce type de support possède néanmoins ses limites. Raison pour laquelle les cas difficiles peuvent être renvoyés vers un interlocuteur de Net Ecoute. L’association e-Enfance rappelle qu’il s’agit de l’unique plateforme en relation directe avec les réseaux sociaux, le 119-Enfance en danger, les services Pharos de Police nationale et la Brigade numérique de la Gendarmerie nationale.

Le chatbot de la plateforme de Mark Zuckerberg peut s’imposer comme un outil essentiel dans le rétablissement psychologique des victimes de cyberharcèlement. Après Messenger, Facebook entend le déployer sur WhatsApp. On pourrait aussi envisager une disponibilité sur Instagram. À noter que Facebook, Messenger, WhatsApp et Instagram sont parmi les applications très populaires auprès des jeunes français.

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