Facebook confronté à une nouvelle affaire de sextorsion

Facebook est devenu un service très apprécié des arnaqueurs et ce n’est sans doute pas sur le point de changer. Preuve en est, la plateforme a été mêlée à une nouvelle affaire de sextorsion en Flandre occidentale.

Facebook est un peu le réseau social de tous les superlatifs. Le service compte en effet un peu plus de deux milliards actifs à travers le monde, dont trois cent cinquante vivant sur le vieux continent. La France n’est pas en reste et elle représente ainsi un peu plus de vingt  millions d’utilisateurs actifs mensuels à elle seule.

Facepalm

Cette popularité rend le service très attractif pour les arnaqueurs, comme nous avons encore pu le voir hier avec l’histoire de ces faux billets d’avion.

Facebook, très prisé par les arnaqueurs

Emiline Verfaillie semble l’avoir bien compris puisque cette dernière a mené une vaste campagne de sextorsion en Flandre occidentale en s’appuyant sur le célèbre service.

Le mode opératoire de l’arnaqueuse était relation simple. Elle commençait par envoyer des invitations ciblant des hommes vivant dans la région par le biais du réseau social. Lorsqu’un utilisateur lui répondait, elle engageait alors la conversation par messages privés afin de mieux connaître sa victime et de briser la glace.

Ensuite, après avoir fait connaissance, elle lui demandait de démarrer une conversation vidéo pour échanger plus facilement.

Emiline, ou quel que soit son véritable nom, n’en restait pas là bien entendu et elle finissait ainsi par se déshabiller et proposer à sa victime d’avoir une relation sexuelle virtuelle par webcam interposée… sans oublier d’enregistrer toute la scène par le biais d’une solution spécialisée.

Elle proposait d’échanger en vidéo

Une fois l’échange terminé, elle menaçait alors ses victimes de publier la vidéo de leurs ébats sur YouTube ou Facebook. Pour éviter l’écueil, ces derniers avaient une seule solution : lui verser une forte somme d’argent.

La technique était bien ficelée, mais la dernière victime de la jeune femme a eu la présence d’esprit – et le courage – de se rendre au poste de police de sa région pour déposer une plainte. La police a immédiatement ouvert une enquête afin d’identifier la femme.

Pour le moment, Emiline n’a pas encore été arrêtée, mais son compte Facebook a été suspendu par le réseau social.

La police, de son côté, recommande la prudence aux internautes et elle les enjoint à ne pas accepter n’importe qui dans leurs amis… et à ne pas se dévêtir devant leur webcam devant une parfaite inconnue.

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