Facebook était en branle-bas de combat au lancement de Google +

Lancé en 2011, Google+ le réseau social de Google, a visiblement donné des sueurs froides à Facebook. C’est ce que l’on apprend grâce au témoignage d’Antonio Garcia Martinez, un ancien employé de la firme de Mark Zuckerberg qui a récemment écrit un livre traitant de ses années de service au sein de la compagnie, et dont certains extraits ont été publiés par le site Vanity Fair.

Antonio témoigne notamment des conditions de travail et du climat qui régnait dans les locaux de Facebook le jour du lancement de Google +.

Facebook a eu peur de google+

Il semblerait que Facebook ait pris très au sérieux le lancement de Google+

A l’époque Facebook n’était pas tout à fait dans la position de leader qu’on lui connait actuellement, et n’avait pas encore franchi le seuil du milliard d’utilisateurs. Google de son côté s’apprêtait à proposer un réseau social voué à être lié à d’autres services de la firme dont Google Search, Gmail ou Youtube et qui ne comportait pas de pub.

Mobilisation générale pour les employés de Facebook

Une situation qui était à l’époque potentiellement annonciatrice d’une concurrence farouche et directe avec Facebook. De quoi faire frémir à Mark Zuckerberg.

Pour pallier à cette position scabreuse le jeune leader de Facebook avait alors décidé de convoquer ses ingénieurs dans “l’aquarium” – un cube de verre où se trouvait son trône – pour leur faire part de la situation et les préparer à un véritable état d’urgence au sein de l’entreprise.

Il conclu même son speech on disant : « Vous savez, l’un de mes orateurs Romains préférés terminait tous ses discours avec la phrase ‘Carthago delenda est’ ou ‘Carthage doit être détruit’. Pour quelques raisons, je pense à ça maintenant ».

Une phrase latine prononcée par le sénateur romain Cato, qui ne manqua pas d’être un véritable leitmotiv pour les jours suivants, en plus de se retrouver placardée un peu partout dans les locaux.

“Lockdown”

Suite à cette réunion de crise, les employés furent appelés à travailler d’arrache pied pour scruter les faits et gestes de Google et implémenter de nouvelles fonctionnalités à Facebook, lui permettant de rester au dessus de la mêlée.

On apprend par exemple que le personnel a dû travailler 7 jours sur 7 et le soir jusqu’à des heures tardives, pour contrer l’offensive de Google+. A tel point que lorsque les familles des employés souhaitaient les voir, elles devaient se rendre directement sur leur lieu de travail.

Une situation hors normes qu’il ont surnommé “Lockdown”.

On sait à présent que Google + est loin d’avoir rencontré le succès escompté, probablement une résultante du magistral coup de collier que Facebook s’est donné pour rester en pole position.

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