Facebook et Twitter s’expliquent sur l’article censuré du New York Post

Facebook et Twitter font face à de nombreuses critiques de la part des observateurs de la politique américaine, à trois semaines de l’élection présidentielle. Le sénateur Josh Hawley, connu pour son appartenance au camp des conservateurs, les accuse de violer la loi électorale. La raison est qu’un article « à prendre avec les pincettes » a été publié dans le New York Post, mettant en cause l’intégrité de Joe Biden, mais il a été modéré sur les réseaux sociaux.

L’homme politique demande aux deux géants du web s’il n’y avait pas eu une intervention de l’équipe de Joe Biden, tandis que le journal en question se plaint d’un « effort de répression ». D’autres politiciens ont également fait remarquer que cette « censure » a au contraire contribué à faire parler de la chose.

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Hawley, qui qualifie cette « intervention » d’avoir été « coordonnée » par les deux plus grandes plateformes sociales du monde, demande de lever l’ambiguïté sur leurs politiques d’utilisation.

Une information ne pouvant pas être vue par les utilisateurs

Il y a quelques mois, Twitter et Facebook ont mis à jour les « règles de comportement » qu’il faut adopter sur leur application. Récemment, des comptes, ainsi que des groupes et de pages, ont été supprimés pour ne pas avoir suivi la discipline sur la désinformation. Les auteurs de « Fake news » ou les anti-vaccins sont régulièrement bloqués, afin d’empêcher la propagation de fausses nouvelles pouvant avoir une influence sur la décision des électeurs.

Le réseau social à l’oiseau bleu agit en deux temps, car il commence par limiter la visibilité sur le fil d’actualité. Quelques heures plus tard, l’URL ne peut plus apparaître dans un tweet ou dans un message direct.

Les employés de Mark Zuckerberg ont préféré se contenter d’empêcher la publication de devenir un buzz, en réduisant sa portée avec des algorithmes spéciaux.

Des informations de provenance douteuse

Pour justifier son geste, Twitter rappelle que le contenu autorisé à être partagé ne doit pas provenir de sources « volées », ou piratées. En effet, le New York Post aurait obtenu les informations à partir d’un ordinateur appartenant au fils de l’adversaire de Donald Trump pour les présidentielles. La plateforme affirme ici sa volonté de ne pas interférer dans « l’intégrité civique et électorale ».

Si Facebook n’a pas encore appliqué la censure complète sur l’info, c’est qu’elle se réserve le droit de vérifier la véracité des faits avec l’aide de « partenaires tiers ». L’équipe de Joe Biden nie l’intégralité de l’histoire, tout en précisant que le New York Post ne les avait jamais contactés pour vérifier si c’était une « fake news ».