Facebook et les “abricots”, ou quand des mecs partagent les photos et vidéos dénudées de leur copine à leur insu

Depuis la crise sanitaire mondiale, les réseaux sociaux n’ont jamais été aussi populaires… Facebook, par exemple, peut se vanter de comptabiliser 1,82 milliard d’utilisateurs actifs au quotidien à travers le monde. Mais avec autant de trafic, il est difficile pour le géant de gérer tous ce qui se passe sur sa plateforme… et c’est là que ça se complique, car certains n’hésitent pas à en profiter !

Du coup si jamais vous tombez sur des groupes Facebook avec des noms tout mimi et gourmands genre « Pêche à l’abricot », « Nos petites pêches perso » ou encore « Abricot mûre », méfiez-vous, car ce n’est pas du tout ce que vous croyez ! Rien à voir avec les pêches…

Crédits Pixabay

En effet d’après une alerte récemment lancée par une étudiante bruxelloise, il s’agirait de groupes privés où les membres partagent et s’échangent des images et vidéos intimes de leurs petites amies, sans que ces dernières ne soient au courant de ce qui se passe.

Quand les pêches envahissent Facebook…

Comme la plupart des jeunes de son âge, Lola, 18 ans, aime passer du temps sur les réseaux sociaux. Ça a été un véritable choc de découvrir l’existence de ces groupes privées qui selon elle, pullulent sur Facebook ainsi que sur d’autres réseaux sociaux depuis le confinement. Dans ces groupes, les membres sont carrément invités à publier des contenus à caractère sexuel : « partager entre mecs des photos de petites pêches de vos copines, plans, femmes, etc. Que des photos réelles. »

Et ils sont apparemment nombreux : rien que sur Facebook, Lola a indiqué avoir repéré trois groupes privés de ce genre. Mais la jeune fille est certaine qu’il y en a encore plein d’autres, mais qu’ils sont juste insaisissables malgré les signalements en masse. « Le problème est que ces groupes changent constamment de noms », a-t-elle déploré dans un échange avec le média belge DHNET qu’elle a contacté pour dénoncer publiquement ces groupes qu’elle qualifie d’odieux.

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Une pratique qui encourage le revenge porn !

Pour Lola, ces groupes privés « d’amateurs de pêches et d’abricot » devraient être sérieusement traqués et sanctionnés par Facebook.

En effet, la majorité des images et vidéos ont sûrement été partagées sans le consentement des personnes photographiées ou filmées, ce qui pose clairement des problèmes d’éthique. On pourrait même dire que cela s’apparente à du revenge porn !

Le phénomène est en tout cas très toxique dans le milieu estudiantin, car il fait vivre les jeunes filles dans l’angoisse de retrouver des photos dénudées d’elles sur le Net. Lola confie d’ailleurs que plusieurs de ses amies ont déjà été victimes de ces groupes. Elle fait ainsi appelle à Facebook, mais aussi aux autorités, dans l’espoir qu’ils soient beaucoup plus réactifs au problème.

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Eh bien on attend de voir ce que le géant des réseaux sociaux compte faire… ou pas.