Facebook : les plus grandes banques du Canada se joignent au boycott !

À présent, elles sont plus de 400 marques à retirer leur publicité de Facebook dans le cadre du mouvement « Stop Hate for Profit », nous rapporte Reuter. Parmi ces entreprises, on retrouve des groupes bien connus comme Coca-Cola et Verizon, mais il semblerait que le boycott de Facebook n’ait pas été suivi que par les industriels, et les entreprises technologiques ou numériques.

En effet, même les plus grandes banques du Canada s’y sont mises. Elles ont ainsi annoncé en fin de semaine dernière qu’elles rejoignaient le mouvement généralisé de boycott de Facebook lancé par les groupes de défense des droits civiques américains.

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Pour rappel, ce mouvement fait suite à la mort de George Floyd, un homme noir décédé des suites d’une interpellation musclée de la police. Et il vise à faire pression sur Facebook pour que le réseau social prenne des mesures plus strictes à l’égard des discours de haine.

Toutes des banques d’importance

Parmi les banques qui ont rejoint le mouvement, on compte la Banque Royale du Canada (RBC), la Banque Toronto-Dominion, la Banque de Nouvelle-Écosse, la Banque de Montréal (BMO), la Banque Nationale du Canada et la Banque Canadienne Impériale du Commerce.

À noter que le boycott consiste à suspendre les publicités sur les plateformes de Facebook pour le mois de juillet.

Par ailleurs, la plus grande fédération des groupes de crédit du Canada, le Groupe Desjardins, a déclaré le jeudi 2 juillet sur son site Internet qu’il suspendrait ses publicités sur Facebook et Instagram pour juillet « excepté dans les situations exceptionnelles où nous devons communiquer avec nos membres ou nos clients ».

Les banques veulent même conseiller Facebook sur sa gestion de ses plateformes

Malgré tout, la plupart des banques ont exprimé leur volonté de soutenir la diversité et l’inclusion au sein de Facebook.

Justement, BMO a déclaré qu’elle mènerait un « dialogue continu avec Facebook sur les changements qu’il peut apporter à ses plateformes pour réduire la propagation du discours de haine ». RBC a également indiqué qu’une façon d’aider les clients et les communautés est de lutter contre « la désinformation et les discours de haines qui ne font que rendre le racisme systémique plus répandu ».

De son côté, Facebook semble cravacher dur. En effet, le réseau social a lancé un audit des droits civiques et aurait banni 250 organisations suprémacistes blanches de Facebook et d’Instagram. Un porte-parole de l’entreprise a aussi ajouté que les investissements de Facebook dans l’intelligence artificielle font que le réseau social trouve 90% des discours de haine et prend des mesures avant que les utilisateurs ne signalent ces contenus. Mais à quel point cela est-il vrai ? Il n’y a qu’à voir les mesures que Facebook prend sur certains discours « dignes d’intérêt » pour voir que le réseau social fait des exceptions…