Facebook Live a toujours la cote chez les suicidaires

Facebook Live a visiblement toujours la cote auprès des suicidaires. Preuve en est, en Inde, un homme a effectivement retransmis son suicide en direct depuis un temple situé dans le village de Raibha.

Le streaming a commencé à se développer en 2007, en même temps que le très haut débit, et ce au travers de plusieurs plateformes comme Justin.tv. Plus connu aujourd’hui sous le nom de Twitch. Le lifecasting a donc commencé à s’installer durablement sur la toile et c’est précisément ce qui a poussé Mark Zuckerberg à lancer Facebook Live un peu plus tard.

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Avec cet outil, le PDG et fondateur de Facebook voulait simplement permettre à ses usagers de capter et de retransmettre facilement les moments les plus marquants de leur quotidien.

Facebook Live, un habitué des vidéos choquantes

L’initiative était louable, mais tout ne s’est malheureusement pas passé comme prévu et de nombreuses vidéos choquantes ont commencé à apparaître sur la plateforme. Des vidéos mettant en scène des agressions, des viols et des suicides.

Facebook s’est retrouvé une fois de plus au coeur d’une polémique et son PDG a dû prendre la parole à plusieurs reprises pour tenter de rassurer ses utilisateurs, des investisseurs et les personnalités politiques.

Entre temps, la firme a déployé plusieurs outils de modération et de signalement afin d’éviter la propagation de ces contenus. Avec un succès très relatif comme le prouve l’un des derniers articles publiés par le TimeOfIndia.

Dans cet article, nos confrères rapportent en effet qu’un homme originaire de Raibha, un village situé non loin de la ville d’Agra, a diffusé sur Facebook un live de son suicide. L’homme, âgé de vingt-deux ans, était dans un état dépressif depuis plusieurs mois après une rupture amoureuse et il a donc décidé de mettre fin à ses jours en se pendant à un temple local.

Le problème de l’instantanéité

En plus de sa lettre d’adieux, il a choisi de retransmettre ses dernières minutes dans une vidéo diffusée en direct sur Facebook. Vidéo dans laquelle il présentait ses excuses et expliquait son geste, avant de passer à l’acte.

Si l’on en croit notre source, alors la vidéo aurait été visionnée par plusieurs de ses amis et membres de sa famille avant d’être supprimée. Depuis, son profil a été désactivé à la suite de la demande de sa famille.

En soi, il n’est pas surprenant de voir ce genre de vidéo circuler sur la plateforme. Les streams sont en effet beaucoup plus difficiles à analyser puisqu’ils sont uploadés en temps réel sur la plateforme, avec seulement une ou deux secondes de décalage.

Développer un outil de vérification capable d’analyser et de contextualiser les événements décrits dans une vidéo est déjà difficile, mais le faire fonctionner en temps réel relève presque de l’impossible. Encore plus sur de gros volumes de données… comme ceux de Facebook.