Facebook Live : un homme arrêté après une agression sexuelle

La nuit du 19 au 20 janvier 2019, une femme célébrait son anniversaire avec ses amis dans Opera Nightclub, une discothèque populaire d’Atlanta, située sur Crescent Avenue, à Midtown. Elle a filmé l’événement et publié la séquence en direct sur Facebook. Sans le savoir, elle a capturé ce qui semble être une scène de viol. Selon le rapport de police, la vidéo montre une femme noire en train de se faire peloter la poitrine, susceptible « d’être violée par-derrière ».

« Dans la vidéo, vous pouvez clairement entendre la femme crier : « Arrêtez-vous, aidez-moi ! aidez-moi ! », a déclaré la police d’Atlanta.

Prison Facebook

Les autorités ont identifié le présumé agresseur sous le nom de Dominique Williams, âgé de 34 ans. Un mandat d’arrêt a été lancé contre lui le 27 janvier. Le 31 janvier, il s’est rendu au poste de police.

L’Unité spéciale d’aide aux victimes de l’APD se charge de l’enquête. Jusqu’ici, aucune preuve d’agression n’a été retrouvée. De son côté, la discothèque a annoncé être disposée à coopérer avec les forces de l’ordre pour résoudre l’affaire.

Agression sexuelle ou danse consensuelle ?

Dominique Williams est poursuivi pour « sodomie aggravée ». La présumée victime, dont l’anonymat a été conservé, aurait déclaré avoir été droguée. Selon ses avocats, L. Chris Stewart et Joshua Palmer, l’arrestation de Williams « constitue une justification pour elle et toutes les autres femmes victimes d’agression sexuelle ».

Shequel Ross, avocate de Williams, a également clamé l’innocence de son client à travers un post sur Instagram. Un jour avant l’arrestation de celui-ci, elle a publié : « aucune preuve permettant de penser que M. Williams avait violé ou agressé sexuellement » la victime présumée. « Notre client et les membres innocents de sa famille ont été harcelés à la suite de cette précipitation au jugement sans passer en revue les faits », a-t-elle souligné. « Il y avait des gens très proches de M. Williams et de la danse consensuelle de [la victime] – et ils n’ont pas été alertés et ils n’ont pas offert d’assistance, car rien ne ressemblait à une agression. »

Une défaillance au niveau du système de sécurité de l’établissement ?

Peu de temps après l’incident, la vidéo a été retirée de la plateforme. Un porte-parole de Facebook a déclaré à CNN que le réseau social « n’autorise pas les contenus décrivant des violences ou des agressions sexuelles ».

« Nous avons rencontré le département de police d’Atlanta à ce moment-là et nous leur avons fourni tout ce qu’ils avaient demandé », a déclaré la direction d’Opera dans un communiqué publié le lendemain de l’incident. « Nous continuerons d’aider et de soutenir leur enquête de toutes les manières possibles. »

En outre, dans le rapport, il a également été mentionné que les responsables de la sécurité du club n’étaient pas au courant de ce qui s’est passé. Stewart a annoncé avoir découvert une « défaillance de sécurité massive » dans la boîte de nuit, susceptible de choquer le grand public.

Quelques jours après que l’affaire ait été rendue publique, une quinzaine de personnes ont organisé une manifestation à proximité de la discothèque.  Elles ont soutenu la présumée victime et protesté contre les agressions sexuelles.