Facebook : Plusieurs cadres dénoncent publiquement l’inaction de Zuckerberg face à la haine prônée par Donald Trump

Les USA font face à d’importantes émeutes après ce qui est qualifié, depuis le 1er juin, d’homicide. C’est suite à la mort dans le Minnesota de George Floyd par Derek Chauvin, policier, lors d’une interpellation musclée que de nombreuses manifestations ont eu lieu dans tout le pays – et se poursuivent encore aujourd’hui. Un assassinat qualifié de raciste alors qu’aux États-Unis, les noirs américains ont statistiquement beaucoup plus de « chances » d’être tués lors d’une interpellation policière. Très rapidement, Donald Trump, président très polémique des USA, a apporté son soutien aux forces de l’ordre et notamment invité ces derniers, dans un tweet, à ouvrir le feu.

Face à ce message haineux, Twitter a décidé de censurer les messages de Trump, provoquant sa colère.

Les icônes de Twitter et Facebook

Crédits Pixabay

Du côté de Facebook, rien n’a été fait. Une situation que dénoncent publiquement des cadres du réseau social.

Mark Zuckerberg contre ses employés

Comme le rapporte Franceinfo, Mark Zuckerberg est dans une situation difficile. En refusant de censurer les messages de haine publiés par Donald Trump, le patron de Facebook s’est mis plusieurs cadres à dos. C’est notamment le cas de Ryan Freitas, directeur du design de la TL du réseau social, qui a publié « Mark a tort, et je vais m’efforcer de le faire changer d’avis en faisant beaucoup de bruit » sur Twitter.

Une publication suivie par celle de Jason Stirman, l’un des responsables en recherche et développement, qui a tweeté « Ne rien faire n’est pas acceptable« , tout en dénonçant le comportement de son supérieur de ne pas censurer les messages de Trump « qui incitent clairement à la violence« . L’homme poursuit en expliquant qu’il « n’y a pas de position neutre sur le racisme« .

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Mark Zuckerberg s’est plusieurs fois positionné à ce sujet en expliquant que, selon lui, les réseaux sociaux ne jouent pas le rôle d’arbitre dans la modération du contenu sociétal et politique. L’homme avait notamment refusé de modérer les publications pendant les élections, estimant que les utilisateurs étaient suffisamment informés pour faire un choix éclairé. Une philosophie confirmée lors d’un entretien avec Fox News, comme le précise Franceinfo.

Mark Zuckerberg se sera tout de même exprimé sur son profil, expliquant avoir hésité à censurer Donald Trump. L’homme explique tout de même condamner personnellement les propos du président, qu’il considère « incendiaires« .

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