Facebook poursuivi par une victime de trafic sexuel

Une femme ayant été victime de trafic sexuel, en 2012, remet en cause la responsabilité et l’implication de Facebook dans la protection des utilisateurs mineurs. Dix ans après sa mésaventure, elle raconte son histoire pour la première fois, sous le nom de Jane Doe afin de protéger son identité. Elle n’avait que 15 ans à l’époque du drame.

Jane Doe n’est pas la seule à avoir porté plainte pour la même cause. D’autres victimes ont également invoqué une négligence grave de la part des réseaux sociaux. D’après le département de la sécurité intérieure américaine, 40 % des mineurs, victimes de la traite sexuelle ont rencontré leurs trafiquants en ligne, principalement sur Facebook.

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Photo de Nino Carè. Crédits Pixabay

Sur son site, Jane accuse Facebook de faire fi des prédateurs sexuels et de ne pas l’avoir informée de leur existence, étant donné son âge. Elle lui reproche, en outre, de ne pas vérifier les faux-comptes et de ne rien faire pour régler ce type de problème.

Des chasseurs d’innocence qui rodent sur Facebook

Encore âgée de 15 ans, Jane a accepté la demande d’un homme qui utilisait un compte fake sur le numéro un des réseaux sociaux. Après quelques échanges, l’inconnu lui a proposé 2 000 $ par semaine pour devenir mannequin, et de se rencontrer. L’histoire a pris une autre tournure quand il l’a emmenée dans un hôtel sous prétexte d’aller faire du shooting.

« Pourtant, ce n’était pas des photos de mannequin. J’étais à moitié nue, en soutien-gorge et en culotte. Quand j’ai dit que je voulais rentrer chez moi, il m’a frappée. »

Jane Doe

Pendant environ 12 heures, l’homme a violé Jane et publié des photos d’elle sur Backpage, un célèbre site de prostitution en ligne de l’époque. Pire encore, d’autres hommes sont aussi venus et l’ont violée plusieurs fois. Heureusement, la jeune fille a réussi à appeler sa mère qui, à son tour, a alerté la police.

Une part de responsabilité de Facebook ?

Le trafiquant et l’un des violeurs ont été arrêtés, condamnés et envoyés en prison pour plusieurs années. Cependant, la victime estime que Facebook a une part de responsabilité sur ce qui lui est arrivé.

De son côté, la plateforme a souligné faire son maximum pour lutter contre ce genre d’incident.

« Nous ne pouvons pas être tenus pour responsable des actions des trafiquants sexuels. Nous utilisons la technologie pour contrecarrer ce type d’abus et nous encourageons les gens à utiliser les liens de signalement trouvés sur notre site. »

Facebook

À présent, de nouvelles mesures sur la limitation des contacts entre adultes et mineurs ont été mises en place sur le site.

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