Facebook se met en rogne contre l’université de New York

Au mois de septembre 2020, l’école d’ingénieur de l’université de New York (NYU) lance une recherche sur le budget en publicité politique sur Facebook des différentes campagnes électorales. L’étude scrute les sujets mis en avant et les électeurs ciblés, la collecte de données se faisant à l’aide d’une extension de navigateur.

L’enquête est réalisée avec l’aide de 6500 bénévoles, offrant des statistiques très précises sur la manière dont les campagnes dépensent de l’argent dans leurs messages sur la plateforme sociale. On peut y observer le montant alloué par chaque candidat, ainsi que des informations cruciales sur la stratégie des « annonceurs ».

Un écran e téléphone avec le logo de Facebook

Photo de Gerd Altmann. Crédits Pixabay

L’entreprise de Mark Zuckerberg n’a pas du tout apprécié la démarche du NYU, car ce dernier révèle quelques secrets qu’elle ne voudrait pas rendre publics.

Facebook prévient les chercheurs

Le 16 octobre, Allison Hendrix, la responsable de la confidentialité et de l’utilisation des données, envoie une lettre d’avertissement aux chercheurs new-yorkais. Elle leur rappelle que Facebook n’autorise pas ce type de collecte automatisée des informations, même si cela est utilisé pour la bonne cause. Son courrier prévient les universitaires que cette violation de la police du réseau social pourrait aboutir à des sanctions.

Ce qui met la firme de Palo Alto en rogne, c’est que les résultats de l’étude sont à la disposition d’autres chercheurs, de journalistes et des politiciens. Pourtant, officiellement, la compagnie essaie de montrer plus de transparence en ce qui concerne les pratiques publicitaires faites sur la plateforme. Apparemment, la plateforme veut encore cacher quelques informations cruciales aux yeux du public.

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Le réseau social ne peut pas agir tout de suite

Pour l’instant, le NYU n’a pas formulé l’envie de stopper les recherches, même si Facebook menace de modifier son algorithme pour restreindre l’accès de l’université à ses données. Il semblerait que les chercheurs aient le soutien politique d’une sénatrice démocrate : Amy Klobuchar. Cette dernière défend l’étude, en disant : “rendre plus difficile pour les Américains d’obtenir des informations sur les publicités politiques” au milieu d’une élection est “inacceptable“.

La plateforme de Mark Zuckerberg ne veut en aucun cas se mettre à dos le sénat, car le réseau social devra prochainement s’expliquer devant cette chambre parlementaire américaine. Le géant du web fait aussi actuellement face à des rumeurs de violation de la loi antitrust. Alors, pour temporiser les choses, les responsables du réseau social annoncent qu’une décision sera prise, mais seulement après le 3 novembre 2020.

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