Facebook serait-il trop débordé pour s’attaquer aux comptes fake ?

Durant la présidentielle américaine de 2016, les campagnes de désinformation ont proliféré inexorablement sur Facebook. Le réseau social a promis au Congrès et au public de déployer tous les moyens pour lutter contre la manipulation d’informations ou la diffusion de fake news.

Les équipes de Mark Zuckerberg ont ainsi fermé des centaines de comptes soupçonnés d’avoir influencé les élections de 2016 ou de semer la discorde au sein de la société américaine.

Les excuses présentées à maintes reprises par le patron de Facebook ne suffisent plus pour rassurer les autorités américaines et le grand public. La lutte menée contre les campagnes de désinformation focalise l’attention de la plateforme, ouvrant ainsi un boulevard aux comptes frauduleux.

Que des comptes fake passent entre les mailles du filet parce que le réseau social est dos au mur, cela peut se comprendre. Là où le bât blesse, c’est que Facebook semble ignorer de nombreux signalements.

La prolifération de faux profils sur Facebook

La plupart du temps, il s’agit de comptes réels qui ont été piratés et utilisés pour envoyer des demandes d’ajout ou des liens pointant sur des sites de rencontre frauduleux.

Ces pages regorgent d’images et de vidéos de femmes à peine vêtues, parfois toutes nues.

Ce type d’arnaque gagne du terrain parce que les comptes piratés, qui renvoient à ces pages pornographiques, sont très populaires sur Facebook. Le nombre d’abonnés se compte par milliers. Cette prolifération inexorable s’explique aussi et surtout par le peu d’attention que le réseau social y accorde. Le désintéressement de la plateforme est d’autant plus déconcertant que des victimes et des journalistes ne cessent d’alerter les responsables.

Les campagnes de manipulation d’information ne cessent de s’amplifier

Beaucoup reprochent à Facebook de rester les bras croisés face à la prolifération des arnaques alors que le groupe a les moyens d’agir. Le fait est que la firme fait face à une recrudescence des campagnes de désinformation. Celles-ci exacerbent les divisions, alimentent les peurs ou les passions haineuses et contribuent même à fragiliser l’assise de la démocratie.

Si les journalistes et certains utilisateurs rapportent des cas de comptes piratés, le public et le Congrès, eux aussi, se focalisent davantage sur la lutte contre la désinformation sur Facebook. La viabilité de la démocratie dépend beaucoup de la véracité des informations.

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