Facebook : Sheryl Sandberg propose de nouvelles mesures pour lutter contre la désinformation

Facebook traîne actuellement une mauvaise réputation : celle d’être le réseau social sur lequel les campagnes de désinformation se répandent le plus facilement et le plus rapidement. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne les campagnes de désinformation se rapportant aux élections démocratiques.

Pour redorer l’image de la plateforme, Sheryl Sandberg, la directrice des opérations de Facebook, a décidé de mettre en place cinq nouvelles mesures pour lutter contre les fake news.

Elle les a dévoilés lors de la conférence DLD annuelle qui a eu lieu à Munich.

En plus de présenter ces mesures, Sandberg a aussi déclaré que Facebook financerait une université allemande dans le cadre d’une enquête sur la théorie de l’intelligence artificielle. De même, l’entreprise de médias sociaux a également conclu un partenariat avec le bureau allemand en charge de l’information et de la sécurité.

Cinq stratégies pour regagner la confiance des utilisateurs

Selon Sandberg, il est important que Facebook mette en œuvre cinq actions pour regagner la confiance de ses utilisateurs. Au préalable, le réseau social se penchera plus sur les questions de sûreté et de sécurité. Ensuite, il va ajouter des mesures de protection contre l’ingérence électorale. Puis, Facebook accentuera sa lutte contre les faux comptes et les fake news. Mais, en plus, la plateforme s’assurera que les utilisateurs peuvent contrôler les informations qu’ils partagent et, enfin, accroître la transparence.

En effet, les critiques sont devenues de plus en plus vives à partir de 2018, lors de l’affaire Cambridge Analytica, dans laquelle Facebook avait « égaré » les données personnelles de ses utilisateurs.

L’agence Cambridge Analytica avait alors profité de ce défaut de contrôle pour créer des publicités ciblées et les envoyer à des millions d’utilisateurs de Facebook sans leur consentement.

Facebook investit 7,5 millions de dollars dans la recherche sur l’intelligence artificielle

Sandberg a d’ailleurs admis qu’en 2016, Facebook a plus concentré ses efforts sur la protection des données des utilisateurs contre le piratage et le phishing que sur la lutte contre les campagnes de désinformation que certains États menaient à travers la plateforme.

Néanmoins, la directrice des opérations de Facebook a assuré que l’entreprise a embauché 30.000 régulateurs humains pour détecter et supprimer les contenus illicites – comme les messages haineux ou les fake news – sur la plateforme.

En marge des nouvelles mesures que Facebook s’engage à appliquer, l’entreprise a aussi versé une première subvention de 7,5 millions de dollars à l’Université technique de Munich pour soutenir la création d’un centre de recherche indépendant axé sur la conception de nouvelles technologies et étudiant leur impact sur les questions éthiques.

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