Facebook sommé d’en faire plus contre la désinformation, la discrimination, le harcèlement et le racisme

On vous rapportait il y a quelque temps que Facebook a été victime d’une campagne de boycott publicitaire, #StopHateForProfit. Parmi les nombreuses grandes compagnies qui y ont adhéré, il y a eu Coca-Cola, Ford, The North Face, Adidas ou encore… Disney (chut !).

Et on peut dire que la politique laxiste de la firme de Zuckerberg concernant les publications véhiculant de fausses informations, des propos à caractère haineux ou discriminatoires, y est pour quelque chose. Malgré cela, la désinformation et les divers motifs à l’origine de ce boycott sont encore répandus sur Facebook.

Un écran e téléphone avec le logo de Facebook

Photo de Gerd Altmann. Crédits Pixabay

Face à cela, des procureurs généraux issus de 25 États américains ont décidé de tirer la sonnette d’alarme. En effet, jeudi dernier, ces derniers ont envoyé une lettre ouverte aux dirigeants de Facebook. En clair, ces procureurs invitent Mark Zuckerberg et son entreprise à en faire plus, afin de corriger son plus grand défaut.

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Pour que Facebook fasse nettement plus d’efforts

D’après les résultats d’une étude menée par l’Anti-Defamation League, 40 % des citoyens américains ont, par exemple, déjà été victimes de harcèlement. Et parmi eux, 70 % déclarent en avoir fait les frais via Facebook ou les plateformes qui lui sont affiliées.

Face à une telle situation, ces procureurs généraux reconnaissent volontiers que Facebook a déjà fait des efforts. Ces derniers soulignent toutefois que ce n’est pas suffisant. Ils précisent d’ailleurs que diverses entités continuent de diffuser des messages de haine et de la désinformation, par l’intermédiaire de Facebook.

Selon ces procureurs, Facebook dispose amplement des moyens pour combattre ce genre de situation. Et elle devrait agir afin de respecter son engagement envers les droits civils et la lutte contre la désinformation.

On dirait bien que Facebook commence à faire des efforts

En matière de désinformation, en guise d’exemple, on vous rapportait la vidéo du président américain, Donald Trump, dans laquelle il insinue que « les enfants sont immunisés contre le COVID-19 ».

Selon Liz Bourgeois de Facebook, ce genre de propos est une violation des politiques de la boîte en matière de désinformation. Ce qui a conduit Facebook à supprimer la vidéo, mercredi dernier dans la soirée.

Pour en revenir à la lettre envoyée par les procureurs généraux, Daniel Roberts, le porte-parole de Facebook, y a répondu dans une déclaration publiée sur NBC News. Roberts a ainsi indiqué que la firme « fera tout son possible, afin de chasser les messages de haine et la désinformation, quitte à dépenser des milliards de dollars pour ce faire ».