Facebook se retrouve une nouvelle fois dans une délicate position

Facebook vit actuellement les heures les plus sombres de son histoire. Le grand manitou des réseaux sociaux se fait attaquer sur tous les fronts, particulièrement médiatique et judiciaire. Après le scandale au Royaume-Uni et en Californie, il doit faire face à un autre drame en Grande-Bretagne. Un législateur britannique détient désormais les preuves qui corroborent le fait que Facebook était bel et bien au courant des pratiques clandestines de la Russie.

En 2014, la Russie a été accusée de collecter illégalement d’énormes quantités de données personnelles via Facebook.

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Ces dénonciations concernaient surtout les annonceurs qui se servaient d’une des fonctionnalités du réseau social pour récolter des informations en tout genre.

Pour sa part, Facebook a affirmé n’être au courant des activités suspicieuses de la Russie qu’après les élections qui se sont tenues en 2016.

Le comité des législateurs britanniques dévoile tout au grand jour

Cette affirmation découle d’une enquête réalisée par le comité des législateurs britanniques. À l’origine, ces investigations avaient pour but de déterminer l’impact réel des fausses informations. Ces mêmes recherches ont amené le comité à se pencher sur un courriel rédigé par un des ingénieurs de Facebook. Ce dernier révèle que la Russie collectait des données de façon non autorisée.

Le comité dirigé par Damian Collins a eu recours à la manière forte pour obtenir ces documents qui, dorénavant, serviront de preuves et mettront Facebook devant le fait accompli. Le courrier électronique était soigneusement stocké chez Six4Three, une société spécialisée dans la conception et le développement de logiciels.

L’image et la réputation de Facebook en prennent un (nouveau) coup

Facebook a assuré que les ingénieurs qui avaient fait part de ces préoccupations initiales ont, par la suite, approfondi leurs recherches.

« Ils n’ont trouvé aucune preuve d’activité russe spécifique » ajoute-t-il. Richard Allan, vice-président des solutions politiques de Facebook, quant à lui, a témoigné devant le comité des législateurs britanniques mardi dernier. Il a refusé de parler des documents sous prétexte que ces derniers sont scellés par le tribunal de Californie.

Alors que Collins et ses compères accusaient Facebook d’abus de confiance, d’autres pays considèrent les réponses du leader du réseau social comme trop floues pour être honnêtes. Ils veulent à tout prix que le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, comparaisse devant le comité. Chose qu’il a refusée à maintes reprises.

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