Facebook : un internaute condamné pour un like sur une photo de Daech

Facebook n’est pas une zone droit et c’est précisément ce que prouve cette nouvelle histoire. Un internaute a en effet été condamné à trois mois de prison pour avoir liké une photo liée à Daech.

Facebook fait la chasse aux contenus extrémistes depuis plusieurs années maintenant, mais il arrive encore que des publications passent entre les mailles des filets des modérateurs. C’est précisément ce qui s’est passé un peu plus tôt dans l’été avec une photo montrant un membre du groupuscule terroriste en train de brandir la tête d’une femme fraîchement décapitée.

Peine de mort Facebook

La publication n’est pas passée inaperçue et elle a suscité de vives réactions chez les utilisateurs de la célèbre plateforme.

Facebook : trois mois de prison avec sursis pour un like

Toutefois, elle n’a pas été condamnée par tout le monde et un internaute a ainsi cru bon de mettre un like sur la publication.

Il pensait sans doute que sa modeste contribution passerait inaperçue, mais cela n’a pas été le cas. Les autorités ont en effet fini elles aussi par tomber sur la photo en question et elles ont été très surprises de constater la présence de ce fameux like.

Après avoir mené une enquête rapide, elles ont rapidement remonté les traces de l’internaute à l’origine de cette contribution et elles ont alors décidé de lui rendre visite. Les policiers ont alors trouvé deux fusils d’assaut factices accompagnés d’un équipement d’airsoft et pas moins de neuf plants de cannabis.

L’affaire a été présentée devant le tribunal correctionnel de Meaux et ce dernier a finalement déterminé que l’internaute s’était rendu coupable d’apologie du terrorisme en laissant ce like sur la publication.

Les réseaux sociaux ne sont pas une zone de non-droit

Jean-Baptiste Bougerol, le substitut du procureur, n’a d’ailleurs pas mâché ses mots et il a ainsi indiqué que cette contribution prouvait de façon indiscutable que l’internaute adhérait volontairement à la photo et donc aux idées du groupuscule terroriste.

Le prévenu a bien évidemment été sommé de s’expliquer. Pour se défendre, il a déclaré que cette photo n’était en réalité qu’un montage et qu’elle n’adhérait donc pas à l’idéologie portée par Daech. Il a ensuite poursuivi en indiquant qu’il ne savait pas que son like serait visible publiquement.

Des explications qui n’ont visiblement pas convaincu le tribunal puisque l’internaute a été condamné à trois mois de prison avec sursis… et une amende de 1500 € pour les plants.

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