Facebook : une blague vire au cauchemar pour un adolescent

Facebook a souvent été pointé du doigt en raison des “fake news” circulant parfois sur la plateforme. La dernière en date s’est soldée par une véritable campagne de harcèlement lancée à l’encontre d’un adolescent de 13 ans.

Tout a commencé par une simple plaisanterie. R. H. a eu envie de faire une blague à un ami et il a donc fait appel aux services du site actualite.co pour publier une fausse actualité le présentant comme un pédophile récidiviste et un braqueur de supermarché.

Blague Facebook

Encore peu connu chez nous, ce service permet de créer de faux articles de presse afin de piéger les internautes.

Facebook et les canulars, une longue histoire d’amour

Extrêmement accessible, il est ouvert à tous et il suffit ainsi de savoir remplir des champs de formulaire pour pouvoir créer l’actualité de son choix et la partager ensuite sur les réseaux sociaux.

R. H. s’est donc connecté sur le site et il a écrit tranquillement son article en citant le nom du camarade et en collant sa photo. L’enfant était décrit comme “un pédophile âgé de 14 ans” passant le plus clair de son temps libre à “chopper des enfants de deux à quatre ans” et à braquer des supermarchés de l’enseigne Lidl.

Une fois l’article terminé, il l’a publié et il l’a partagé ensuite sur Facebook.

Contre toute attente, la publication a rencontré un franc succès et elle a ainsi été partagée plusieurs milliers de fois dans les heures suivant sa publication. Seul problème, les internautes n’ont pas tous réalisé qu’il s’agissait d’une simple blague potache et de nombreuses menaces et insultes ont ainsi commencé à fuser. Plusieurs personnes ont ainsi menacé l’adolescent de lui faire subir le même sort qu’à ses victimes imaginaires.

Une plaisanterie qui tourne mal

Pourtant, le canular laissait franchement à désirer. L’article comportait ainsi d’innombrables fautes d’orthographe et il suffit de toute manière de fouiner sur le site pour se rendre compte de la supercherie.

La famille de l’adolescent a très vite eu vent de l’histoire et elle a assez mal vécu la plaisanterie. Stéphanie, la mère de l’enfant, s’est tout de suite rendue au commissariat de Charleroi pour demander conseil, mais les agents en poste n’ont pas pris sa demande au sérieux. Terrorisée, elle a désormais peur de laisser son fils sortir de peur qu’il soit pris pour cible.

Car si l’article original a été publié du site, la publication est toujours en train de tourner sur Facebook et les menaces continuent ainsi d’affluer.

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