Facebook : une employée française licenciée pour un cliché partagé sur son compte privé

On le sait, notre identité numérique nous définit sur la toile et certains employeurs n’hésitent pas à mener une petite enquête sur le profil d’un candidat, à la recherche d’éléments contraires à leurs philosophies. Une pratique bien connue des grosses boîtes qui souhaitent avoir une bonne image auprès des consommateurs. Pour mener ces enquêtes, les entreprises consultent généralement les réseaux sociaux du candidat, mais aussi ceux d’employés déjà recrutés. C’est ce qu’a appris une jeune femme travaillant chez Petit Bateau avec cette affaire relayée par 20 Minutes, notamment. Un cliché partagé sur son compte Facebook privé a entraîné son licenciement.

Une affaire insolite à propos de la vie privée numérique que la justice a tranchée, suite à une action en justice.

Un écran e téléphone avec le logo de Facebook

Photo de Gerd Altmann. Crédits Pixabay

Une justice qui se place du côté de l’employeur, Petit Bateau, pour ce licenciement.

Un cliché ultra sensible partagée par l’employée

C’est une grosse boulette qui a eu lieu en 2014, que la justice considère bien comme une faute et un motif réel pour justifier un licenciement. A cette époque, une jeune femme haute placée de Petit Bateau décide de publier, sur son compte Facebook privé, une photo de la collection printemps/été de 2015. Un cliché ultra sensible puisque la marque n’avait pas encore levé le voile sur cette dernière, et comptait bien sur l’effet de surprise de l’annonce.

Mais si le compte de la jeune femme était bien privé, avec un accès la photo uniquement pour ses amis, Petit Bateau a eu vent de cette publication et a décidé de renvoyer cette dernière. La société explique également que certains proches de l’employée travaillaient pour des marques concurrentes, et a donc pu lui causer du tort.

Quatre ans après les faits, la justice a rendu son verdict. Le licenciement de l’employée est bien autorisé, tout en reconnaissant qu’un non-respect a la vie privée a eu lieu, alors que Petit Bateau a accédé à un compte privé.

Ce genre d’affaires n’est pas exceptionnel, mais suffisamment rare pour l’évoquer. La faute en ligne existe bien, et certaines sociétés sont très à cheval sur l’image que peuvent renvoyer les employés, lorsqu’ils s’expriment avec leurs identités, notamment sur les réseaux sociaux.

Mots-clés facebookjustice