Facebook va coopérer avec les régulateurs français en 2019

Emmanuel Macron a fait une annonce intéressante le 12 novembre 2018. Le président français a déclaré que les régulateurs français pourront bientôt surveiller les processus de modération du contenu de Facebook.

Ce partenariat donnera vraisemblablement un accès et un contrôle sans précédent aux responsables français pour voir comment le réseau social gère les contenus choquants sur sa plateforme et, plus particulièrement, les discours de haine.

Ce n’est pas la première tentative du numéro un français de réglementer ce qui se dit en ligne. Emmanuel Macron a auparavant présenté un projet de loi qui interdit la divulgation d’infox.

Si ce projet de loi est adopté, la loi conférera aux partis politiques français le droit de déposer des plaintes en ligne.

Grâce à ces plaintes, les juges pourront par la suite demander la suppression des publications incriminées.

Une initiative de corégulation

Le vice-président de Facebook pour les affaires internationales et la communication, Nick Clegg, a déclaré le 13 novembre 2018 que « C’est dans ce contexte significatif que le gouvernement français et Facebook vont annoncer une nouvelle initiative. Ce modèle de corégulation du secteur de la technologie publique est absolument essentiel. »

De même, le projet de loi proposé plus tôt par le locataire de l’Élysée trouve son écho au sein des autres pays européens dont l’Allemagne. Le pays a introduit sa propre législation pour lutter contre la désinformation au début de cette année 2018.

Facebook fait-il vraiment de son mieux pour réguler ses contenus ?

Il est plus compliqué pour les États-Unis de réguler les contenus en ligne à cause du premier amendement derrière lequel les internautes se réfugient pour propager leur discours de haine. Malgré cela, Facebook a déjà instauré des politiques internes et embauché des régulateurs pour mieux modérer les contenus sur sa plateforme.

Mark Zuckerberg a souvent vanté sa plateforme pour l’investissement que Facebook a mis dans les technologies d’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle. Ces technologies devraient être capables d’identifier et de supprimer les contenus choquants et discriminatoires avant même que ces derniers ne soient publiés.

Généralement, ces contenus incriminés sont ceux qui ont pour but de discriminer ou de porter atteinte à des groupes minoritaires en raison de leur religion, de leur orientation ou de leur identité sexuelle.

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