Facebook : Zuckerberg décide finalement de revoir ses politiques de contenu

Récemment, nous vous rapportions que les employés anciens et actuels de Facebook ont élevé la voix contre les dirigeants de l’entreprise de médias sociaux pour avoir laissé intact des publications controversées de l’actuel président américain Donald Trump. Les posts en question faisaient référence aux manifestations à Minneapolis où des citoyens se sont rebellés après qu’un policier ait causé la mort d’un homme noir en l’empêchant de respirer.

Face aux manifestations qui ont conduit à un véritable chahut et à la destruction de plusieurs quartiers dans la ville, Donald Trump a fait une publication dans laquelle il encourageait le gouverneur de l’État à faire appel à la Garde nationale, et a ajouté la phrase fatidique « quand le pillage commencera, les tirs aussi ».

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Si d’autres réseaux sociaux, comme Twitter, n’ont pas hésité à masquer le post en l’accusant de susciter la violence, Facebook a préféré laisser le post intact, arguant qu’il n’allait pas à l’encontre de ses politiques et, mieux (ou pire) encore, qu’il fallait encourager la discussion politique.

Mark Zuckerberg change son fusil d’épaule

L’absence de réaction du réseau social, appuyée par les justifications de Mark Zuckerberg, a fait que les critiques ont fusé de part et d’autres, entraînant même la démission de certains membres du personnel qui, selon Reuters, ont clairement affirmé que Zuckerberg continuait de trouver de nouvelles excuses pour ne pas défier Donald Trump. Face à cette situation, le dirigeant de Facebook a déclaré le vendredi 05 juin 2020 que :

Je sais que beaucoup d’entre vous pensent que nous aurions dû étiqueter les posts du président d’une manière ou d’une autre la semaine dernière. Nous allons revoir nos politiques permettant la discussion et les menaces de recours à la force par l’État pour voir s’il y a des mesures à adopter. Nous allons examiner les options potentielles de gestion du contenu ayant totalement ou partiellement violé nos politiques, en dehors des décisions binaires de suppression ou de non-suppression.

Il veut aussi améliorer la justice raciale

Le dirigeant de Facebook a aussi promis que Facebook serait plus transparent dans sa prise de décision sur la suppression des messages, la révision des politiques sur les messages controversés et la recherche de logiciels pouvant améliorer la justice raciale.

Néanmoins, même si Mark Zuckerberg semble être prêt à arrondir les angles avec les critiques, il a toutefois souligné qu’il craint « que cette approche ne nous conduise à éditorialiser le contenu que nous n’aimons pas même si cela ne viole pas nos politiques ».

Malgré tout, le dirigeant de Facebook se dit ouvert à l’idée d’explorer d’autres possibilités que celles consistant à retirer un message ou à le laisser intact. Le temps nous dira s’il dit vrai.