FaceTime inaccessible : Apple sur le banc des accusés !

Apple se retrouve une nouvelle fois sur le banc des accusés. La firme américaine fait en effet face à un recours collectif et elle est ainsi accusée d’avoir sciemment coupé FaceTime sur les versions antérieures d’iOS. Pour ne rien arranger, la juge chargée de trancher le litige a considéré que la solution faisait partie intégrante des options de l’iPhone, ainsi, cette inaccessibilité est une atteinte au droit des consommateurs.

Les tenants et aboutissants de cette affaire ne peuvent être compris qu’en reprenant le déroulement des faits quelques années auparavant. Cinq ans plus tôt, Apple perdait un procès qui l’opposait à VirnetX, considéré comme un patent troll. Le groupe dirigé par Tim Cook est alors accusé de violation de brevets concernant des VPN appartenant au plaignant.

Apple

Apple a ensuite perdu le procès en première instance et l’entreprise a été condamnée à verser plusieurs centaines de millions de dollars. Elle a cependant fait appel et obtenu gain de cause par la suite.

La manœuvre frauduleuse d’Apple

Apple a tout de même dû verser des dommages et intérêts à l’encontre de VirnetX, et ce même si la somme a été réduite par le juge. La violation de deux brevets a donc été prouvée.

Face à cette obligation de paiement, Apple a été contraint d’apporter de nombreuses modifications à iOS 7.

En procédant aux modifications, Apple s’est largement appuyé sur Akamai dans le transfert de données afin de réduire les sommes d’argent versées à son opposant, VirtneX. Toutefois, Apple a aussi été obligé de stopper FaceTime sur les anciennes versions de sa plateforme afin de s’assurer que tous les utilisateurs utilisent la nouvelle version.

La facture risque d’être salée pour Apple

C’est de cette tentative de contourner la décision de justice que provient la plainte déposée aux États-Unis.

Apple avait-il bien réfléchi aux répercussions de sa stratégie ? Rien n’est moins sûr et c’est précisément ce que prouve cette nouvelle affaire.

Il faut d’ailleurs noter que ce procès risque de lui coûter plus cher que la précédente. Dans tous les cas, le recours collectif obtiendra gain de cause du tribunal puisque la magistrate saisie pour le dossier a déterminé que l’outil de communication fait partie intégrante de l’iPhone.

En d’autres termes, Apple risque fort de devoir repasser à la caisse.

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