Faites connaissance avec le Smaug swazicus, un nouveau lézard semblable à un mini-crocodile

Les herpétologues Michael Bates du National Museum d’Afrique du Sud et Edward Stanley du Florida Museum of Natural History viennent de découvrir une nouvelle espèce de lézard dragon, la neuvième de ce genre, nommée Smaug swazicus ou lézard dragon swazi, un nom qu’ils ont choisi en l’honneur du pays d’Eswatini, où elle a été découverte.

En tout cas, les aventures que ces chercheurs ont vécues en Afrique australe lors de leur recherche n’ont pas été faciles au point qu’ils ont été accusés par les locaux d’être des chercheurs d’or, des voleurs ou des trafiquants d’animaux de compagnie. Mais cela ne les a pas empêchées d’explorer les rochers à la recherche de la perle rare.

Crédits Pixabay

Présentant des traits de similarités à d’autres espèces du genre Smaug, Stanley et Bates ont dû effectuer des observations physiques directes, des tests ADN et un processus d’analyse appelé tomodensitométrie  pour mieux l’identifier.

Smaug swazicus pourrait être la plus grande espèce de lézard identifiée jusqu’ici

Cette nouvelle espèce mesure en moyenne 13 pouces (soit environ 33 cm) du museau à la queue. C’est une dimension exceptionnelle et également inhabituelle pour les lézards de la région. D’une couleur brun foncé plaquée de bandes jaune pâle, cette espèce ressemble fortement au Smaug barbertonensis, mais les deux espèces présentent de légères différences génétiques.

« Smaug swazicus pourrait être la plus grande espèce de lézard d’Afrique australe décrite depuis le lézard géant de l’Ouest, Matobosaurus maltzahni, il y a 82 ans », déclare Bates.

Le lézard dragon swazi vit dans les fissures rocheuses au sommet des montagnes, comme les autres espèces de Smaug, une famille de lézard endémique de l’Afrique continentale. Sa couleur lui permet de se camoufler dans les ombres des pierres tandis que son armure épineuse semblable à celui d’un alligator peut intimider ses éventuels prédateurs.

D’autres espèces de lézard dragon restent à découvrir

Comme les espèces de lézards dragon adoptent plusieurs traits communs, dont des écailles formant une sorte de carapace très caractéristique, les chercheurs pensent qu’il est fort probable de découvrir d’autres nouvelles espèces dans les vastes réserves naturelles africaines.

Le plus grand défi étant toutefois de mettre en place des stratégies de conservation plus strictes pour préserver l’espèce. En effet, « Si rien n’est fait pour les protéger, nous pourrions perdre 20 millions d’années d’évolution en 50 ans », précise Stanley.

Bien sûr, les fans de Tolkien se remémoreront peut-être un certain dragon à la vue du nom de cette espèce nouvellement découverte, sauf qu’il ne crache pas de feu.

Crédits Edward Stanley

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