La drôle de fake news qui circule au sujet de l’UNICEF

Il ne faut pas croire à tout ce que vous lisez sur Internet. On ne vous le répètera jamais assez. En effet, la toile grouille de fake news. Récemment, c’est l’UNICEF qui en a fait les frais. D’après le site Snopes, l’organisation a été victime de certains médias.

Le 3 juin 2021, le site nigérien Pulse.ng a publié un article intitulé : « Un rapport de l’UNICEF affirme qu’empêcher les enfants de regarder du porno viol leurs droits humains. » Cette histoire a ensuite été reprise par le site canadien Post Millenial. Comme vous pouvez vous en douter, cela a suscité un tollé général sur la toile.

Un enfant utilisant une tablette
Crédits Pixabay

Pourtant, ce que les internautes ne savaient pas, c’est que tout cela était faux.

Un rapport mal interprété

Dans son article, le site Pulse.ng a écrit que l’UNICEF s’était attiré une vague de critiques après la publication de son rapport. D’après ce média, l’organisation internationale aurait affirmé que « l’exposition à la pornographie ne serait pas toujours dangereuse pour les enfants parce qu’elle préparerait certains d’entre eux à la vie d’adulte. » Comme nous l’apprennent nos confrères du site Snopes, rien dans cet article n’est vrai.

Selon eux, le site Pulse.ng aurait tout simplement mal interprété le contenu du rapport publié en avril 2021 par l’UNICEF.  Il s’intitule « Digital Age Assurance Tools and Children’s Rights Online across the Globe. » En aucun cas dans ce rapport  l’UNICEF n’affirme que bloquer l’accès des enfants à la pornographie est une violation de leur droit.

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Retour sur le rapport de l’UNICEF

Dans son rapport, l’UNICEF pointe le fait que dans certains pays, l’accès au porno est illégal pour toutes les tranches d’âge. D’autre part, l’organisation souligne que ces pays peuvent avoir des définitions différentes de la pornographie. De ce fait, des matériaux éducatifs traitant de sujets sensibles comme la sexualité pourraient être définis comme « pornographiques » par certains pays.

Dans une section dédiée au contrôle parental, l’UNICEF explique qu’il s’agit de l’outil le plus adapté aux jeunes enfants. Cependant, l’organisation écrit qu’il peut parfois porter atteinte à leurs droits à l’information et à la liberté d’expression lorsque leur accès à Internet est censuré à un âge plus avancé. Ici, il n’est aucunement question de pornographie.

Cette histoire nous apprendra donc à y regarder à deux fois avant de tirer des conclusions hâtives.