La China va ouvrir son radiotélescope géant aux chercheurs internationaux

La Chine a fait une annonce importante. Le FAST, ou Five-hundred-meter Aperture Spherical Telescope, va s’ouvrir aux chercheurs internationaux. Une décision faisant suite à l’effondrement de l’observatoire d’Arecibo en début de mois.

Installé à Pingtang, dans le province du Guizhou, le Five-hundred-meter Aperture Spherical Telescope peut se targuer d’être le plus grand radiotélescope jamais construit par l’homme. Avec un diamètre de cinq cents mètres, il va en effet beaucoup plus loin que l’ancien détenteur du titre, le radiotélescope d’Arecibo.

Un satellite orbitant autour de la Terre
Crédits Pixabay

Le réflecteur sphérique parabolique de ce dernier atteignait en effet les trois cent cinq mètres avant la destruction du site.

FAST va s’ouvrir aux chercheurs du monde entier

FAST, de son côté, a vu le jour au milieu des années 90, mais la Chine a eu besoin de plusieurs décennies pour mener à bien son projet. Le chantier s’est en effet terminé le 3 juillet 2016 et la mise en service a eu lieu le 25 septembre de la même année. Soit plus de vingt-deux ans après le début du projet. Pour un coût de 1,2 milliard de yuans, ce qui correspond peu ou prou à 165 millions d’euros.

A l’heure actuelle, l’observatoire est toujours en cours de test, mais le moment semble être venu de passer à la vitesse supérieure. La Chine a en effet respecté la promesse faite en 2019 et Wang Qiming, l’inspecteur en chef du centre d’exploitation et du développement de l’observatoire, a ainsi annoncé durant le week-end que l’observatoire était désormais ouvert aux chercheurs du monde entier.

Une information confirmée cette nuit par nos confrères de l’AFP.

Les premières demandes seront examinées en 2021

Plus concrètement, la Chine va examiner et étudier les demandes des scientifiques étrangers souhaitant utiliser l’instrument pour leurs recherches dès l’année prochaine.

Bien sûr, chaque demande devra être motivée et les chercheurs devront donc détailler l’objet de leurs recherches. Les équipes en charge de l’administration du site les contacteront ensuite pour leur dire si leur projet a ou non été retenu.

FAST, de par son envergure et la précision de ses instruments, peut répondre à de nombreux besoins différents. Il sera notamment possible de l’utiliser pour étudier les ondes radio provenant des étoiles, des galaxies ou même des trous noirs, mais aussi pour envoyer des signaux radio vers l’espace. Il aidera donc les chercheurs à explorer l’univers et à étudier les exoplanètes.

Et avec la disparition de l’observatoire d’Arecibo, on peut dire que cette ouverture tombe à point nommé.

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