Fake news sur WhatsApp : le Nigéria pris au piège avant les élections

Ce n’est pas la première fois que les réseaux sociaux affolent la population avant certains évènements nationaux importants tels que les élections. Aujourd’hui, c’est le Nigeria qui a été pris pour cible et tout se joue cette fois-ci sur WhatsApp. De pareils faits ont déjà eu lieu en Inde et au Brésil et des mesures ont été prises par la plateforme pour s’en protéger.

Cependant, cette fois, la campagne de désinformation lancée sur la plateforme est assez complexe.

Ce sont les dialectes locaux qui sont actuellement utilisés pour désinformer la population sur le service. Les rumeurs que l’on y fait circuler touchent les ethnies et certains candidats aux prochaines élections. Selon les études, près de 28 % des Nigérians propagent des fake news sur le réseau social.

Si des solutions ont été mises en place ailleurs, quelles pourraient être les mesures que la filiale de Facebook pourrait prendre pour le cas du Nigéria ?

Que se passe-t-il au Nigéria ?

Les Nigérians iront aux urnes au début de l’année prochaine. Les rumeurs et la désinformation commencent déjà. C’est le chercheur Allwell Okpi qui a remarqué que beaucoup de personnes utilisent WhatsApp pour répandre des rumeurs non fondées concernant des ethnies et candidats politiques.

De telles pratiques pourraient littéralement anéantir la réputation de certains candidats.

Si l’on se fie aux rumeurs propagées sur la plateforme, un candidat aux élections présidentielles serait banni des États-Unis pour cause de corruption. Une autre rumeur met un autre candidat sous les projecteurs, l’accusant de prendre position dans un conflit qui se déroule entre une tribu nomade et des agriculteurs chrétiens. Ces fausses informations pourraient changer l’opinion publique de manière radicale.

Les mesures prises ailleurs

Ce n’est pas la première fois que WhatsApp rencontre ce type de problème. Cela s’est déjà produit en Inde et au Brésil. Des rumeurs ont circulé sur des hommes politiques. Les auteurs des fake news ont non seulement propagé des faits erronés, mais en plus, ils ont également créé des polémiques pour nuire à des personnalités politiques. WhatsApp a tout simplement supprimé des comptes.

Au Brésil, près de 10 000 comptes ont été supprimés par le réseau social pour éviter la transmission massive d’informations fausses juste avant les élections. En Inde, WhatsApp a lancé une campagne télévisée pour avertir les gens de la désinformation.

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