Durant l’âge de bronze, les objets précieux étaient fabriqués avec des météorites

Un chercheur a récemment découvert que les hommes de l’âge de bronze avaient fabriqué des armes et des outils à partir de matériaux cosmiques. Pour rappel, cette époque date de 3300 ans av. J.-C.  L’âge du fer, ou les hommes commençaient à extraire le minerai du fer pour en concevoir des outils en acier est estimé à 2000 ans plus tard. Néanmoins, des recherches archéologiques ont permis de suspecter que l’acier existait déjà à l’âge du bronze.

Les chercheurs ont découvert qu’un des poignards qui ont été enterrés avec le roi Toutankhamon était conçu à partir de métal météorique. Ce qui a amené Albert Jambon du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), en France, à effectuer d’autres analyses sur la question.

âge de bronze

Albert Jambon a examiné des objets d’art égyptien, turc, syrien et chinois. Afin d’obtenir des résultats solides, il a utilisé un spectromètre à fluorescence X.

Une pratique répandue

Concrètement, Albert Jambon voulait savoir si l’utilisation du fer était répandue à cette période de l’histoire. Les objets qu’il a étudiés proviennent des musées et datent tous de l’âge du bronze.  Il s’agit notamment de perles, d’un poignard et d’un appui-tête.

À noter que le spectromètre à fluorescence à rayon X permet d’analyser la composition chimique des objets sans avoir besoin de les toucher. Après observation, le scientifique a constaté que les bijoux et outils qu’il a analysés étaient tous faits à base de météorite.

Évolution des outils et des connaissances

« Les résultats actuels complétant les analyses de haute qualité de la littérature suggèrent que la plupart ou tous les fers de l’âge du bronze sont dérivés du fer météoritique », a-t-il écrit dans un article publié Jambon dans un article publié dans le Journal of Archaeological Science.

Il a également souligné que « la prochaine étape consistera à déterminer où et quand la fusion du fer terrestre est apparue pour la première fois. »

Par ailleurs, la réussite de la méthode à laquelle il a recouru s’inscrit dans le cadre d’une avancée scientifique. « L’étude souligne l’importance des méthodes analytiques pour étudier correctement l’évolution de l’utilisation des métaux et des technologies de travail des métaux dans nos cultures passées », a ajouté le chercheur.