Diary of the Dead

Si vous vous intéressez un peu aux films de zombies, alors vous devez forcément connaître ce bon vieux Romero. Et oui, parce que ce gars est un peu à l’origine d’un tas de films incontournables du genre et qu’il mérite notre plus grand respect. Sauf que voilà, son dernier film en date s’appelle Diary of the Dead et qu’il est un peu… euh… pas terrible.

Ce que je préfère, dans les films de zombies, ce ne sont pas ces derniers, mais plutôt la manière dont les rares survivants tentent de redresser la barre. Parfois, ils font preuve de bon sens, s’enferment dans un tank ou investissent un voilier, mais à d’autres moments, ils se comportent avec tellement peu de jugeote qu’on ne peut pas s’empêcher d’en rire.

Et c’est complètement le cas des héros de Diary of the Dead, qui ne trouvent rien de mieux pour survivre que de se casser sur les routes en… camping car. En même temps, il faut les comprendre, les pauvres, parce qu’ils ne pensaient pas que la menace était réelle. Enfin jusqu’à ce qu’ils se pointent dans un hôpital et qu’ils se rendent compte qu’un mec qui arrive encore à marcher avec les intestins à l’air n’est pas forcément normal.

La seule originalité de ce film, mise à part la stupidité flagrante de ses protagonistes, c’est qu’il est tourné « en vrai », « à la main ». Ça se passe donc comme dans Blair Witch, Cloverfield ou encore Rec, dont vous a parlé récemment Gabriel. Bref, on n’invente rien mais on essaye d’insuffler une nouvelle dynamique à sa propre saga en adoptant un point de vue plus intimiste. Autant dire que, sur ce coup, Romero m’a énormément déçu.

Cela dit, l’évocation de ce film et de ce genre cinématographique me permet de vous poser une question : si un matin, le monde tombait et que des zombies se promenaient dans toutes les rues, que feriez-vous ?

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