Fin de partie pour LulzSec

Et voilà, c’est terminé, l’aventure a finalement touché à sa fin. C’est terminé pour le gang des LulzSec, un gang qui s’est notamment illustré lors de l’attaque de plusieurs entreprises parmi lesquelles on peut citer Sony. Et autant dire que le dénouement de l’histoire n’est pas des plus joyeux. C’est en effet l’une des têtes pensantes du groupe – un hacker répondant au nom de Sabu – qui a collaboré avec le FBI en dévoilant l’identité de plusieurs de ses compagnons afin d’éviter la prison. Une situation plutôt rocambolesque et qui mériterait sans doute d’être adaptée au cinéma dans quelques années.

Fin de partie pour LulzSec

Tous les ingrédients sont effectivement là. Des hackers officiant dans l’ombre pour porter atteinte de gigantesques multinationales, un chef énigmatique qui se révèle être un indicateur du FBI, des groupes hacktivistes concurrents, il ne manque finalement plus qu’une jolie blonde peu farouche pour couronner le tout. Non, c’est certain, c’est une histoire digne des plus grosses productions hollywoodiennes, à ceci près qu’il s’agit là de vraies personnes – des gens comme vous et moi – qui vont se retrouver face à la justice et découvrir que non, les prisons ne sont pas forcément des endroits très agréables pour des Geeks, aussi doués du mulot soient-ils.

Sabu, de son vrai nom Hector Xavier Monsegur, avait tout du new-yorkais moyen. La vingtaine déclinante, sans emploi depuis quelques temps, père de deux enfants, c’est l’année dernière qu’il est tombé dans les mailles du filet tendu par le FBI. Très rapidement, notre homme a été comme téléporté devant un juge et il a finalement fini par plaider coupable à tous les chefs d’accusation dont il faisait l’objet. On pensait même que l’histoire allait s’arrêter là mais notre hacker a finalement décidé de s’associer avec les autorités américaines afin d’éviter la prison. La suite, on la connait, par sa faute ce sont quatre autres hackers qui se sont retrouvés avec des menottes aux poignets : Ryan Ackroyd, Darren Martyn, Donncha O’Cearrbhail et Jeremy Hammond. On ne manquera d’ailleurs pas d’avoir une pensée pour eux, mais aussi pour leurs proches.

Et là, tout d’un coup, on comprend subitement pourquoi les hackers des années 90 ont toujours été des êtres solitaires.

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