Firefox toujours sur le déclin

Le bruit court que Firefox, le navigateur de Mozilla Corporation, rival de Google Chrome, de Safari et de Microsoft Edge, ne survivra plus très longtemps. En effet, selon les innombrables études menées par les entreprises spécialisées, les parts de marché de Firefox n’ont, depuis presque 10 ans, cessé de dégringoler.

Plusieurs contraintes de poids en cause, notamment la croissance soutenue du concurrent principal, Google Chrome, alors que le navigateur à l’effigie du panda roux vivote déjà, en mal de revenus et d’attractivité.

Logo de Firefox

Photo de Gerd Altmann. Crédits Pixabay

Tous ces constats font apparemment que Firefox, s’il n’est pas sur le point de disparaître, est indéniablement dans une phase de déclin.

Un navigateur qui s’efface progressivement du marché

Andreas Gal, ancien directeur technique de Mozilla souligne en 2017 : « faire un meilleur navigateur ne veut pas dire avoir une plus grosse part de marché ». La situation actuelle entend toutefois autre chose, Mozilla se séparant progressivement de son précieux staff technique et les chiffres d’affaires de Firefox tirant vers le bas depuis plusieurs années.

Pour se rappeler les jours heureux, il y a une dizaine d’années, Firefox était sur un petit nuage, trônant à 23,75 % de parts sur le marché des navigateurs. Cela a duré jusqu’en 2012, année fatidique où la chute a commencé. En août 2020, ses parts de marché tombent à 3 % et des poussières.

Rappelons aussi qu’en 2012, 90 % des revenus générés par Firefox provenaient des recherches faites grâce au moteur de recherche de Google. Aujourd’hui, ce dernier a son propre navigateur, qui est d’ailleurs en tête dans le classement des outils les plus utilisés.

Le caractère innovant de Mozilla s’efface peu à peu

Mozilla, la fondation spécialisée dans les logiciels open source, a bien marqué son caractère innovant et sécuritaire, du moins à ses débuts. Les exemples les plus pertinents resteront le langage JavaScript que Mozilla a contribué à développer, avec la qualité de la sécurisation de données qu’offraient les créations. Mais apparemment, cela ne fait pas tout.

D’un côté, la popularité du navigateur décroît avec l’ajout de publicités aux versions récentes du navigateur. Et malgré l’arrivée de nouveaux produits, censés augmenter les revenus de Mozilla, apparemment, ces derniers ne sont pas assez innovants pour permettre de renverser la vapeur. D’un autre côté, le navigateur de Google et les services liés du géant appellent lentement mais sûrement les internautes à se défaire des autres moteurs de recherche.

Quoi qu’il en soit, l’icône que nous avons l’habitude de voir sur notre barre des tâches ne mourra jamais vraiment dans le cœur de ceux qui, dès lors, deviendront les témoins des jours anciens.

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