Fitbit : L’Europe va enquêter quatre mois sur le rachat souhaité par Google

L’Europe intervient régulièrement sur la question des multinationales, notamment celles faisant preuve d’une faible transparence. Facebook est de nombreuses fois passé par là, tout comme d’autres géants comme Amazon ou Apple. Google suscite également l’inquiétude de la Commission européenne, la société américaine étant souvent accusée d’une gestion douteuse des données privées de ses utilisateurs. Autant dire que le rachat de Fitbit, bracelets connectés populaires, suscite la méfiance du Vieux Continent. Car la rédaction l’expliquait voilà peu, Google souhaite acquérir l’entreprise.

Et comme l’explique Reuters, l’Europe a décidé d’enquêter sur cet important rachat.

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Une enquête de quatre mois va être lancée pour vérifier si Google est en droit de racheter Fitbit.

La gestion des données personnelles inquiète l’Europe

Si le rachat des bracelets connectés Fitbit inquiète l’Europe, c’est principalement parce que Google est soupçonné de vouloir récupérer les données privées des utilisateurs. Des données qui n’ont jamais été récupérées jusque là par la société, mais qui pourraient finir par l’être selon la Commission européenne, la firme de Mountain View étant spécialiste de l’exercice.

Face à cette méfiance, Google avait tenu à rassurer les inquiets, et plus précisément la Commission européenne. Dans un communiqué, la société américaine expliquait notamment que « ce rachat concerne uniquement les appareils, et non les données privées. Nous souhaitons avoir l’opportunité de travailler avec la Commission européenne sur une politique en adéquation avec les attentes des utilisateurs, à savoir que les données des appareils Fitbit ne vont pas être utilisées à des fins publicitaires« .

Une déclaration qui n’a pas rassuré l’Union Européenne qui décide de lancer une enquête de quatre mois, à partir de la semaine prochaine, avant d’accepter le rachat de Fitbit par Google. L’enquête devra faire la lumière sur tous les éléments qui suscitent l’inquiétude du Vieux Continent, dont la récupération des données personnelles.

Car ces bracelets sont notamment orientés santé et le fait que des données aussi sensibles tombent entre les mains d’une multinationale suscite l’inquiétude de beaucoup.

Google va donc devoir montrer patte blanche devant l’Europe pour espérer mettre la main sur Fitbit, dont les bracelets connectés affichent de grosses ventes à travers le monde, concurrençant largement des modèles hauts de gamme comme l’Apple Watch grâce à un faible prix.

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