Fitbit peut être acheté par Google, annonce la Commission européenne

Google est régulièrement dans le viseur de la Commission européenne et autres institutions pour sa gestion, peu transparente, des données privées. Alors quand ces dernières sont relatives à la santé, la nouvelle d’un rachat de Fitbit, constructeur de bracelets connectés, a de quoi inquiéter. Car depuis plusieurs mois, Google souhaite acquérir l’entreprise, qui monte. Mais face à cette envie, la Commission européenne avait annoncé ouvrir une enquête. Le Vieux Continent craint que la firme de Mountain View exploite les données privées des utilisateurs, tandis que cette dernière réfute ces soupçons à son égard.

Et comme le rapporte Reuters, la Commission européenne a terminé son enquête.

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Google peut donc racheter Fitbit, pour une somme impressionnante.

Un rachat de Fitbit à hauteur de 2,1 milliards

Fitbit peut être racheté par Google, annonce Reuters, pour une somme de 2,1 milliards de dollars. Un joli chèque pour le fabricant de bracelets connectés – à titre de comparaison, Microsoft a racheté 7,3 milliards de dollars Bethesda, et Facebook aura aligné, pour Instagram… 1 milliard de dollars. Aujourd’hui, on peut dire que Mark Zuckerberg a bien fructifié l’achat du réseau social, ultra populaire.

Si ce rachat a été accepté par la Commission européenne, c’est que les autorités de la concurrence ont décidé de réguler les données utilisées par Google. La firme de Mountain View annonce ne pas proposer de publicités personnalisées basées sur ces informations pendant au mois dix ans, tandis que Map My Run et Strava pourront continuer à fonctionner dessus, sans qu’elle n’impose ses applications. Sans oublier que d’autres appareils pourront avoir accès, avec l’autorisation de l’utilisateur, aux données privées.

Cette information de Reuters n’a pas été commentée par la Commission européenne, tandis que les détails de l’accord seront dévoilés le 23 décembre. De quoi préparer le rachat de Fitbit par Google dans les meilleures conditions.

Reste un point pour la Commission européenne : engager des discussions avec la concurrence pour statuer sur les problèmes que pourrait entraîner ce rachat. Très régulièrement, sur le marché du numérique, des firmes sont accusées de position dominante. C’est notamment le cas, actuellement, pour Apple.

Epic Games, Facebook ou encore Spotify (avec Apple One, jugé anticoncurrentiel) sont en guerre contre la firme de Cupertino et sa commission de 30% imposée sur l’App Store.