France : 670 millions d’euros sur cinq ans pour la médecine génomique

La France franchira très bientôt le cap de la médecine génomique. La mise au point de ce projet commencera d’abord par la nomination de deux plateformes de séquençage à très haut débit du génome de patients. Si tout se passe comme prévu, le programme ira jusqu’à mettre en service une douzaine de sites dédiés à la médecine personnalisée d’ici 2025.

Dirigé par le professeur en immunologie Yves Lévy, le plan France Médecine Génomique conçu et porté par l’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan) s’est fixé un objectif précis pour faire entrer la France dans l’ère de la médecine génomique. L’organisme prévoit, en effet, d’utiliser un investissement de 670 millions d’euros sur cinq ans afin de mettre en service des plateformes de séquençage du génome à très haut débit.

ADN sédiments

Le matériel de la génomique servira désormais à entreprendre les parcours de soins pour les patients atteints du cancer, du diabète et des maladies rares, entre autres.

Une première étape franchie

La première étape prévue pour faire entrer la France de plain-pied dans l’ère de la médecine génomique vient d’être franchie lundi 17 juillet 2017, lorsqu’Édouard Philippe, le Premier ministre, a publiquement dévoilé le nom des deux premières plateformes choisies.

Ce sera donc le projet Auragen et le projet Seqoia qui auront le privilège d’assurer le lancement du programme.

Le premier est mis au point par l’Institut Curie, l’Institut Imagine, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et l’Institut Gustave-Roussy. Le second est notamment porté par les CHU de Grenoble, de Clermont-Ferrand, de Saint-Étienne, les Hospices civils de Lyon, l’Institut de cancérologie de la Loire et le centre Jean-Perrin de Clermont-Ferrand.

Pour soigner des patients ciblés

La médecine génomique sera utilisée pour mener à bien le traitement d’un patient ciblé. Il prend en compte les particularités d’une tumeur, d’un organe ou d’un organisme par rapport à l’ensemble des gènes portés par les chromosomes. Ce qui permettra à chaque patient de bénéficier d’un traitement personnalisé.

Selon Édouard Philippe : « Nous allons développer le séquençage à grande échelle de génomes, mais également permettre à tous les patients de bénéficier au plus tôt de l’apport de la génomique dans le diagnostic et la thérapeutique. »

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