La France a dévoilé des armes anti-drones

Le 18 novembre 2016, une présentation d’arsenal anti-drone a eu lieu sur une base aérienne dans le sud-ouest de Paris. Elle a été organisée par le Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale et l’Agence Nationale de la Recherche. C’était notamment une démonstration sur les manières de détecter, d’identifier et de neutraliser un drone.

La démocratisation de ces objets volants représente, en effet, plusieurs menaces. À part le fait qu’ils peuvent porter atteinte au droit à l’image, ils peuvent également occasionner des blessures s’ils échappent au contrôle de leur opérateur.

Arsenal anti-drones

Des armes anti-drones ont été présentées la semaine dernière dans la banlieue de Paris.

Pire, dans certains cas, les drones peuvent même représenter des menaces, car ils sont capables de transporter des charges explosives ou même des agents biologiques en toute discrétion. Afin de faire face à la situation, le gouvernement a débloqué un financement de 1,5 million d’euros sur des projets visant à concevoir des appareils anti-drones.

Des appareils qui ont donc été présentés en grande pompe la semaine dernière.

Le fusil brouilleur

C’est un produit de MC2 Technologies qui est commercialisé à un prix situé entre 20.000 et 30.000 euros. Il sert à neutraliser un drone sur une portée maximale de 300 mètres, à condition que celui-ci soit visible. Il est capable de brouiller la radio, les vidéos ainsi que la ligne GPS des drones.

La bulle de détection

C’est un dispositif qui sert à filmer, aussi bien le jour que la nuit. Il est équipé de 2 caméras optiques et d’une caméra infrarouge. Instrument à courte portée, il n’est opérationnel que dans une zone ne dépassant pas 300 mètres de la cible. Pouvant filmer dans un angle de 360 °, ce gadget sera proposé à 300.000 euros.

Le dispositif de leurre GPS

Il s’agit d’un appareil qui a été conçu pour leurrer les drones en leur soumettant de fausses coordonnées de destination. Développé par Spectracom, ce dispositif est pour l’instant interdit sur le marché. Les dangers qu’il représente par rapport à la sécurité des itinéraires aériens échappent encore au contrôle des développeurs.

L’identification audio

Selon Hervé Glottin, le chercheur qui l’a développé, il permet de détecter les flux acoustiques, le type ainsi que la phase de vol de la machine. Son inconvénient est que dans un milieu venté et bruyant, il faut en utiliser plusieurs.

Désormais, il est donc possible de brouiller, de désorienter, de leurrer ou même de neutraliser ces machines volantes. À noter que la France n’est pas la seule à s’intéresser à cette question. Dubaï a aussi développé une solution pour pouvoir intervenir lorsque des drones survolent son aéroport international.

Mots-clés drones