François Hollande souhaite lutter contre les cyberattaques qui menacent l’élection présidentielle

Le site « En marche » du candidat Emmanuel Macron est visiblement la cible des hackers et cela prend une dimension politique. Face à cela, François Hollande est sorti de son silence et a réclamé « que lui soient présentées, lors du prochain conseil, les mesures spécifiques de vigilance et de protection, y compris dans le domaine cyber, prises à l’occasion de la campagne électorale ».

Le communiqué a été diffusé à la fin du Conseil des ministres. Par ailleurs, le journal Canard Enchaîné a déjà informé qu’à la date du 23 février, un Conseil de Défense aura lieu. Les membres vont réfléchir à une solution et suggérer des mesures de protection nécessaires.

Hacking En Marche

Aucune précision sur la nature ou l’origine des menaces redoutées n’a été donnée, mais tous les regards se tournent vers la Russie.

Une vraie menace pour les élections

Selon les informations divulguées par Canard Enchaîné, la DGSE (Direction Générale des Services Extérieurs) vient en effet de lancer une alerte contre d’éventuelles attaques provenant des services russes. D’après les informations dont on dispose, le but de ces services serait de « polluer la campagne » pour ouvrir la voie au candidat qu’ils ont choisi.

L’ANSSI prend l’affaire au sérieux. L’organisme a en effet averti les partis politiques et les équipes de campagne des problèmes qui peuvent arriver lors du processus électoral.

Un guide élaboré en interne a ainsi été transmis à chaque parti et candidat.

Le site « En marche » vulnérable

Par ailleurs, Richard Ferrand, le secrétaire général du mouvement En Marche a annoncé au journal Le Monde que plusieurs milliers d’attaques ont ciblé le site d’Emmanuel Macron durant ces dernières semaines.

Il a ajouté que ces actions étaient menées depuis l’Ukraine et d’autres pays des environs.

Le Monde a donc contacté l’équipe du candidat pour obtenir de plus amples informations et nos confrères ont eu l’occasion d’échanger avec Mounir Mahjoubi, le responsable numérique de la campagne.

D’après lui, ces attaques étaient de différentes sortes. Certaines s’appuyaient sur du DDoS, d’autres sur des injections SQL. Il faut néanmoins noter que le site du candidat était propulsé par une ancienne version de WordPress, une version comportant de nombreuses failles de sécurité. C’est en partie la raison pour laquelle il est devenu une proie facile pour les hackers.