FRB : découverte de nouveaux signaux extraterrestres mystérieux

Les chercheurs sont encore loin d’avoir percé le mystère des FRB (Fast Radio Burst), également connus sous le nom de sursauts radio rapides. La découverte de ces signaux étranges remonte à 2007. Au sein de la communauté scientifique, les FRB sont définis comme des signaux radio qui ne durent que quelques millisecondes et qui peuvent émettre plus d’énergie que 500 millions de soleils.

Les experts tentent toujours de découvrir l’origine des FRB. Pour réduire le champ des possibles, ils collectent le plus d’informations possible sur ces signaux. Les chercheurs étudient leur durée, leur fréquence et bien plus encore. En menant des recherches dans ce domaine, des scientifiques de l’Université McGill et des membres de l’équipe canadienne de CHIME/FRB ont fait une découverte intéressante.

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Dans une étude publiée dans la revue The Astrophysical Journal Letters, ils révèlent avoir trouvé de nouveaux signaux aux caractéristiques inhabituelles.

Des FRB à basse fréquence

En septembre 2018, les chercheurs du CHIME/FRB ont découvert le FRB baptisé 20180916B. C’est en étudiant ce signal avec le radiotélescope européen LOFAR, pour Low Frequency Array situé aux Pays-Bas, qu’ils ont obtenu des données qui risquent de bouleverser notre compréhension des FRB.

Les auteurs de cette étude ont découvert que le FRB 20180916B contenait des ondes radio avec les fréquences les plus basses jamais détectées.

« Nous avons trouvé des sursauts radio rapides au-dessous de 110 MHz », a expliqué Ziggy Pleunis, chercheur au sein de l’Université McGill.

Les signaux repérés jusqu’à aujourd’hui ne descendaient que jusqu’à 300 MHz.

Une découverte qui fausse certaines théories

Au total, les chercheurs ont détecté 18 FRB à basse fréquence. Selon eux, il y a des chances pour qu’il existe d’autres signaux radio qui descendent bien en dessous de 110 MHz. On sait aussi que la répétition de ces FRB serait plus espacée dans le temps. Elle se ferait entre une période de 40 et 160 ms.

La découverte de ces FRB basses fréquences remet en question certaine des théories élaborées par les chercheurs auparavant. Avant cette étude, les experts croyaient que tous les signaux de ce genre étaient absorbés en cours de route par l’environnement. Cela nous apporte de nouveaux indices sur l’origine des FRB. À en croire les auteurs de cette étude, cela signifie que les régions se trouvant à proximité des sources de FRB sont transparentes aux signaux à basse fréquence.

Malgré cette découverte, il faudra encore du temps avant de découvrir la véritable origine des FRB.

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