Free a déclaré la guerre à Netflix

Free a décidé d’attaquer Netflix en justice, devant le tribunal de commerce. L’opérateur réclame d’importants dommages et intérêts. En ligne de mire, l’observatoire publié tous les mois par le géant américain.

Netflix a pris l’habitude de publier tous les mois un rapport détaillé portant sur la qualité des accès délivrés par les fournisseurs d’accès des pays dans lesquels l’entreprise est présente. L’initiative n’est pas récente et elle remonte ainsi à l’année 2012, mais elle visait uniquement le marché américain à l’époque.

Netflix Free

Depuis, beaucoup de choses ont changé. L’entreprise s’est lancée à la conquête du monde et elle est désormais présente dans une centaine de pays différents.

Free attaque Netflix en justice

L’Europe en fait naturellement partie, de même pour la France. Netflix a donc étendu cet observatoire à nos propres territoires et il publie chaque mois un rapport détaillé sur les débits constatés chez les quatre principaux fournisseurs de l’hexagone : Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free.

Or justement, dans ces rapports, Free finit très souvent bon dernier de la liste, avec des débits moyens parfaitement catastrophiques. Pire, il lui arrive même de se retrouver bon dernier à l’échelle européenne et c’est évidemment très mauvais pour ses affaires puisque les consommateurs sont de plus en plus attentifs à cette donnée.

Toutefois, en parallèle, Free est aussi le seul fournisseur d’accès français à ne pas avoir trouvé d’accord commercial avec l’entreprise américaine. Contrairement à Orange, SFR ou Bouygues, il ne propose effectivement pas un accès à la solution depuis ses décodeurs. Du moins pas en dehors de la Freebox Mini 4K.

Le baromètre de Netflix au centre de la discorde

En outre, Free est également le seul opérateur à ne pas avoir établi un lien physique direct avec l’infrastructure et le réseau de Netflix. Il estime donc que cet observatoire ne reflète pas la réalité des faits et c’est précisément pour cette raison qu’il a décidé d’attaquer l’entreprise américaine.

L’entreprise estime en effet que cet observatoire et ces rapports réguliers nuisent directement à son image de marque. Selon BFM Business, elle réclamerait ainsi des dommages et intérêts dont la somme pourrait s’élever à des dizaines ou des centaines de millions d’euros.

Il faut tout de même rappeler que Free a toujours eu une politique assez particulière au niveau des débits. Les anciens se souviendront notamment de l’épisode YouTube et du bras de fer qui s’en était suivi entre Google et l’entreprise française.

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