Galileo : Les problèmes d’horloges atomiques identifiés

Depuis plusieurs mois, une mystérieuse épidémie se propage au-dessus de notre tête, au sein de la constellation de satellites Galileo. En effet, une vingtaine d’horloges atomiques présenteraient des dysfonctionnements.

Une porte-parole de la Commission Européenne a déclaré lundi à l’AFP que les causes de leur dysfonctionnement avaient été identifiées.

Les horloges atomiques utilisent le rayonnement électromagnétique pour offrir une précision optimale et maintenir le Temps Atomique International (TI) et le Temps Universel Coordonné (UTC).

Quelle heure est-il ?

Après avoir subi un raté lors de la mise sur orbite de deux satellites en 2014 et de nombreux autres retards, le système européen de positionnement par satellite rencontre depuis plusieurs mois un problème récurrent de certaines horloges atomiques internes des satellites.

Désormais, « les problèmes n’affectent pas les performances des services » a précisé Lucia Caudet, porte-parole à la Commission Européenne, qui finance le projet Galileo. En janvier 2017, le directeur général de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), Jan Woerner, avait reconnu que neuf horloges atomiques étaient en panne.

Au total, 72 horloges sont intégrées dans 18 satellites (quatre par satellites), et parmi elles, une vingtaine connaîtrait des déboires selon La Tribune, ce lundi 3 juillet. Ce chiffre a été démenti par une source proche du programme Galileo.

Deux types d’horloges sont emportés à bord, deux masers à hydrogène passif (les plus performantes) et deux horloges au rubidium. L’un des deux masers sert de référence principale pour la génération des signaux de navigation tandis que le second est utilisé en redondance passive.

Ce type d’horloge assure une précision de l’ordre du nanoseconde, soit un milliardième de seconde par 24 heures. Ce qui équivaut à gagner ou perdre une seconde tous les 2,7 millions d’années selon l’ESA. « Cela signifie donc que les horloges masers à hydrogène passif de Galileo seront environ un milliard de fois plus précises qu’une montre classique » précise l’Agence.

Pannes identifiées et maîtrisées

En cas de panne, ce sont les horloges au rubidium qui prennent le relais. Ce qui permet d’éviter toute interruption du signal. Leur précision est de 10 nanosecondes par jour, ce qui est déjà exceptionnel comparé à un bracelet-montre numérique ordinaire qui offre une précision d’environ une seconde par jour.

Quatre autres satellites devraient rejoindre en décembre prochain les 18 appareils de 700 kilos chacun déjà en orbite moyenne (environ 23 000 kilomètres). Des interventions ont ainsi eu lieu sur les modèles en développement pour éviter de nouveaux désagréments temporels.

« Les causes principales de ces mauvais fonctionnements ont été identifiées et des mesures ont été mises en place pour réduire la possibilité de mauvais fonctionnements supplémentaires sur les satellites déjà en orbite ». Pas de précisions sur le type de cause identifiée, sans doute un composant défectueux au coeur de celles-ci.

Certains diront que c’est encore une oeuvre extraterrestre !

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