Galileo : une première étape de franchie pour le futur GPS européen

Galileo vient de franchir une nouvelle étape cruciale. La moitié de la constellation est désormais en place, suite à la mise en orbite de deux nouveaux satellites mardi dernier. Encore une fois, la mission a été un véritable succès et le PDG d’Arianespace s’en est félicité au début de la semaine. Le moment est donc venu d’entamer la seconde phase du projet.

Galileo est un système de positionnement par satellites. Il est porté par l’Union Européenne et son déploiement est censé s’achever en 2020, dans quatre ans.

Galileo

Galileo vient de franchir une nouvelle étape.

Il fonctionne sur le même principe que les systèmes GPS, GLONASS ou Beidu et il permettra ainsi à un utilisateur de s’appuyer sur un terminal dédié pour connaître sa position.

Galileo offrira les mêmes services que le GPS ou le GLONASS

Si l’Europe s’est lancée dans cette aventure, ce n’est pas uniquement pour le plaisir. Grâce à Galileo, elle pourra devenir totalement autonome en matière de navigation par satellites et elle n’aura ainsi plus besoin de compter sur l’infrastructure d’un autre pays.

Le projet trouve ses origines à la fin des années 90 mais ce n’est qu’en 2003 qu’il a été lancé suite à la signature d’un accord entre l’Union Européenne et l’ESA. Il a connu des débuts difficiles et il a eu du mal à convaincre certains membres de l’Union Européenne mais ses instigateurs se sont accrochés et ils ont fini par obtenir les financements dont ils avaient besoin.

Les tests ont débuté en 2005 mais il a fallu attendre 2014 pour que les premiers satellites du réseau soient placés en orbite. Plusieurs missions similaires ont été organisées dans les mois qui ont suivi. Au début de l’année 2016, huit nouveaux satellites ont donc été lancés.

Arianespace a organisé un nouveau lancement au début de la semaine en s’appuyant sur un lanceur russe Soyouz. Il a décollé en fin de matinée et il a atteint une altitude de 23 522 kilomètres avant de placer les treizième et quatorzième satellites du réseau en orbite.

La moitié de la constellation est désormais en place

Si ce lancement est aussi important, c’est parce que la moitié de la constellation Galileo est désormais en place.

Et maintenant ? Trois autres lancements sont programmés dans les mois à venir. Ils transporteront chacun quatre satellites qui viendront compléter la constellation. Selon Stéphane Israël, le PDG d’Arianespace, Galileo pourrait donc entrer en fonction à la fin de l’année.

Mais avant ça, il faudra trouver une solution pour corriger les orbites du cinquième et du sixième satellites qui n’ont pas été placés au bon endroit.

Le service sera totalement gratuit dans sa version de base mais les entreprises et les professionnels pourront souscrire un abonnement payant afin d’augmenter la précision de leurs terminaux. Sur la version gratuite, la précision attendue sera de quatre mètres horizontalement et de huit mètres en altitude.

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