Gigabot, des imprimantes 3D géantes qui aident à lutter contre la pollution plastique

Les défenseurs de la nature ont beau clamer haut et fort que le plastique est un fléau qui détruit notre planète à petit feu, l’industrie continue d’en produire en masse. Résultat : on se retrouve avec plus de six milliards de tonnes de déchets plastiques sur les bras. Et ce n’est que le début si l’on en croit un récent rapport de la WWF qui prédit que d’ici 2050, ce chiffre va doubler.

Face à cette situation plus qu’alarmante, les sociétés et entrepreneurs sont de plus en plus nombreux à multiplier les initiatives écologiques. C’est le cas de « re : 3D »  une start-up américaine qui a imaginé et conçu des imprimantes 3D géantes aux fonctions particulières.

Des bouteilles en plastique.

Crédits Pixabay

Baptisées « Gigabot », ces imprimantes sont en effet capables de transformer les déchets plastiques en objets imprimés en 3D : pièces auto, solution de construction rapide…

Comment ça marche ?

Fondée en 2013 par deux ex-employés de la NASA, re : 3D fait partie des entreprises à proposer des imprimantes 3D accessibles à tous. Dans une interview avec le site Sea PC Mag, Samantha Snabes, cofondatrice et PDG de l’entreprise, a expliqué qu’ils ont décidé de pousser le concept encore plus loin en développant des imprimantes « écologiques ».

Snabes a dévoilé que les imprimantes Gigabot présentent la particularité d’être à code source libre, ce qui permet ainsi aux utilisateurs de les utiliser pour créer n’importe quel matériel… en utilisant des déchets plastiques, permettant ainsi leur recyclage.

Si le concept apparaît comme simple et pratique, Snabes a admis que les imprimantes Gigabot ne sont pas encore capables de transformer tous les plastiques. Pour l’instant, elles ne sont compatibles qu’avec les « plastiques vierges », c’est-à-dire sans trace de colle, étiquettes…

Les chercheurs de re : 3D travaillent actuellement sur un moyen qui permettrait aux imprimantes d’être capables de séparer elles-mêmes les différents éléments qui composent les déchets, de manière à n’imprimer que le plastique vierge.

Impression 3D et conquête spatiale

Si les imprimantes 3D Gigabot veulent aider à sauver la Terre de la pollution plastique, elles pourraient  également nous aider à conquérir la planète Mars !

« Nous ne travaillions pas directement sur le programme Mars, [mais] nous avons de nombreux clients sur plusieurs campus de la NASA, ainsi que des sous-traitants qui desservent l’agence spatiale », a indiqué Samantha Snabes.

Cette dernière a fièrement dévoilé que les imprimantes 3D Gigabot ont servi à concevoir un « prototype de combinaison spatiale de nouvelle génération » ainsi que des roues pour le rover lunaire. Les imprimantes  auraient également été  utilisées dans le cadre d’exercice de recherche martien qui utilise la réalité virtuelle pour simuler des entraînements sur Mars.

Pour ceux qui ont envie de découvrir les œuvres « martiennes » des Gigabot, rendez-vous à Londres en février 2020 pour assister à l’exposition « Moving to Mars » durant laquelle des artistes, designers et entreprises vont présenter leur vision de la vie sur la planète rouge.

Mots-clés environnement