Girls Do Porn accusé d’avoir diffusé des vidéos sans l’accord des femmes présentes dessus

Girls Do Porn se retrouve en mauvaise posture. Plusieurs femmes ont en effet déposé une plainte contre l’entreprise. Elles l’accusent d’avoir diffusé des vidéos montrant leurs ébats sexuels sans leur autorisation… et d’avoir en plus gagné de l’argent avec.

Comme son nom le laisse raisonnablement supposer, Girls Do Porn est une entreprise spécialisée dans la vidéo pour adultes.

Sexualité

Elle se trouve en effet à la tête d’un vaste catalogue montrant des femmes et des hommes en train d’avoir des rapports sexuels.

Girls Do Porn, une entreprise spécialisée dans les contenus « amateurs »

Si l’entreprise n’est pas la première à proposer ce type de prestation, elle a cependant sa propre spécialité. Les vidéos réalisées par ses soins se focalisent sur des amatrices et non sur des actrices spécialisées.

Des amatrices relativement jeunes et dont l’âge n’excède ainsi pas les 22 ans.

Pour donner plus de visibilité à ses contenus, Girls Do Porn a choisi un mode de distribution relativement original.

Des extraits des vidéos réalisées par ses soins sont ainsi mis en ligne sur les portails spécialisés comme Pornhub, YouPorn ou même Xvidéo pour attirer le chaland.. et le renvoyer ensuite vers le site, où sont proposées les versions complètes – et payantes.

Les différentes chaînes ouvertes par l’entreprise sont d’ailleurs bien placées et celle présente sur Pornhub est ainsi classée 47e dans le classement du site. Certaines vidéos totalisent ainsi plusieurs dizaines de millions de vues et c’est visiblement ce qui pose problème aux plaignantes.

D’après la chaîne NBC 7, vingt-deux femmes auraient en effet déposé une plainte contre l’entreprise pour fraude, coercition et fausses déclarations. Les plaignantes reprochent en effet à ses deux fondateurs, Michael Pratt et Matthew Wolfe, ainsi qu’à l’acteur et recruteur Andre Garcia, d’avoir minimisé la visibilité des vidéos tournées par leurs soins.

Des vidéos qui étaient censées s’adresser à des collectionneurs privés et qui ont fini sur Pornhub

En réalité, elles affirment que les trois hommes ont seulement évoqué la sortie de DVD, sans pour autant préciser que les vidéos seraient aussi distribuées ou même vendues sur Internet. Pire encore, lors de leur audition, il n’était même pas question d’une sortie dans le commerce.

Les DVD réalisés devaient effectivement être envoyés à des collectionneurs privés basés en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Cela n’a cependant pas été le cas. Les vidéos en question ont en effet été mises en ligne sur le site de Girls Do Porn, mais aussi sur les portails évoqués un peu plus haut. D’après les avocats des plaignantes, toutes ces vidéos ont généré plus de 672 millions de vues durant ces huit dernières années et certains de leurs proches seraient ainsi tombés dessus.

L’affaire n’est cependant pas récente. La première plainte a en effet été déposée trois ans en arrière. De son côté, Michael Pratt a tenté de stopper la procédure en se déclarant en faillite, mais cela n’a pas découragé les avocats des plaignantes.

Les contenus, eux, sont toujours accessibles en ligne et ils continuent bien entendu à générer des vues… et donc de l’argent. De leur côté, certaines des plaignantes ont déclaré que ces vidéos avaient ruiné leur vie.

Beaucoup se sont isolées de leurs proches et certaines d’entre elles ont même eu des idées de suicide. Elles ont d’ailleurs toutes été unanimes sur ce point : elles n’auraient jamais accepté de tourner ces vidéos si elles avaient su ce que l’entreprise comptait réellement en faire.

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