Girls Do Porn condamné à verser 12,7 millions de dollars aux 22 plaignantes

Girls Do Porn a été condamné cette semaine à verser 12,7 millions de dollars de dommages et intérêts aux vingt-deux femmes qui ont porté plainte contre l’entreprise.

L’affaire remonte à quelques années en arrière. Pour se démarquer des autres studios du secteur, Girls Do Porn a commencé à réaliser des courts-métrages impliquant des femmes amatrices à la recherche de sensations fortes et d’un complément de rémunération.

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Le succès a été immédiat et l’entreprise s’est très vite fait un nom sur le marché, notamment grâce à sa présence sur toutes les plateformes spécialisées telles que Pornhub ou YouPorn.

Girls Do Porn : l’entreprise condamnée

Seul problème, les actrices n’étaient pas au courant de la manière dont allaient être exploitées leurs vidéos. L’équipe de production du site avait en effet évoqué une simple sortie en DVD sur le marché australien pour les convaincre de passer à l’acte. Mais dans les faits, la portée de ces vidéos a été beaucoup plus importante, avec toutes les conséquences que cela implique : perte d’emploi, honte, disputes au sein de la famille, dépression.

Vingt-deux de ces femmes ont donc décidé de déposer une plainte à l’encontre de Girls Do Porn. La procédure a duré plusieurs mois, mais le juge instruit de l’affaire s’est finalement prononcé en faveur des plaignantes.

L’entreprise a ainsi été reconnue coupable de trois chefs d’accusation, et plus précisément de malveillance, oppression et fraude. En conséquence, elle devra verser une somme située entre 250 000 et 500 000 dollars à chacune des plaignantes, pour un total de 12,7 millions de dollars.

Kevin Enright, le juge, a également ordonné au site d’indiquer clairement la destination et le mode de diffusion des vidéos. Les participants devront en outre recevoir des accords écrits au moins cinq jours avant chaque tournage et l’entreprise sera dans l’obligation de recueillir le consentement explicite et sans ambiguïtés de chaque acteur.

L’affaire n’est pas encore terminée

Quant aux vidéos et photos des plaignantes, elles devront être supprimées de tous les sites exploités par l’entreprise. Cette dernière n’aura en outre plus le droit de les exploiter de quelque façon que ce soit.

Le tribunal a effectivement ordonné que les plaignantes récupèrent les droits exclusifs de toutes leurs vidéos.

L’affaire ne se termine cependant pas avec ce jugement. Pour l’instant, seule l’entreprise a été condamnée. Michael James Pratt, Matthew Isaac Wolfe, Ruben Anfre Garcia et Valorie Moser, les personnes composant l’équipe de production de l’entreprise, vont également devoir faire face à des accusations fédérales de trafic sexuel. Pratt, de son côté, s’expose également à deux accusations supplémentaires qui pourraient le mener tout droit en prison, à savoir production de pornographie juvénile et trafic sexuel d’un mineur.

Il est cependant peu probable qu’il se présente devant un juge puisqu’il se trouve en fuite depuis plusieurs mois. Aux dernières nouvelles, l’homme serait en effet retourné vers son pays d’origine, la Nouvelle Zélande.

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